La Seconde Majeure : quand Baltic et SpaceOne unissent leurs visions horlogères
Baltic et SpaceOne : une montre née de l'amitié

Il y a des objets qui naissent de calculs, d'autres de rencontres. La Seconde Majeure est clairement de la seconde famille. Retour en 2021 au siège de Baltic lors d'un apéritif « Marques Françaises » : Étienne Malec et Jas Rewkiewicz reçoivent Théo Auffret et Guillaume Laidet, qui n'ont pas encore baptisé SpaceOne. L'horlogerie indépendante est un village, et ses habitants finissent toujours par se trouver.

Une collaboration inédite entre deux maisons françaises

La Seconde Majeure n'est pas un boîtier Baltic avec un module SpaceOne glissé dedans. Le boîtier de 38,5 mm en acier 904L, couronne à 12h, lunette concave polie sur carrure brossée, est un objet neuf. Baltic, fondée à Paris, s'est construit une réputation solide sur la relecture du patrimoine horloger : proportions précises, inspiration vintage assumée, modernité discrète. SpaceOne opère depuis un territoire radicalement différent : montres-vaisseaux, lecture de l'heure déconstruite, esthétique 2100. Ce que ces deux maisons ont en commun, c'est d'appartenir à cette nouvelle vague de l'horlogerie indépendante française qui, depuis quelques années, impose son tempo.

La première édition de Chronopolis, en avril dernier à Genève, en a été la démonstration collective : les marques françaises y tenaient leur rang face aux mastodontes suisses, portées par une communauté de passionnés qui préfèrent la singularité aux noms établis.

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Un module d'heure sautante développé sur mesure

À l'intérieur, Théo Auffret a développé un module d'heure sautante sur base Soprod P024 : les heures et les minutes s'affichent sur des disques en saphir, l'une à 12h, l'autre à 6h, tandis qu'une grande aiguille des secondes traverse les deux tiers du cadran. C'est elle qui anime l'ensemble, qui arrache la montre à son apparent immobilisme. Le temps ici ne s'écoule pas, il saute, il glisse et revient.

Deux finitions de cadran pour une production limitée

Le cadran existe en deux finitions : brossé vertical ou « charbonné », cette dernière réalisée entièrement à la main en atelier, trois heures de travail par pièce. Deux tarifs : 2 500 € et 3 500 €. La production sera limitée aux commandes passées entre le 12 et le 17 mai. Ce que cette montre dit, au fond, c'est qu'un objet habité par deux visions distinctes peut trouver une cohérence que chacune n'aurait pas atteinte seule. L'amitié comme méthode de travail, c'est peut-être la leçon la plus précieuse que l'horlogerie indépendante ait à offrir.

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