Fibre Excellence en péril : mobilisation massive pour sauver l'usine et ses emplois
Fibre Excellence en péril : mobilisation pour sauver l'usine

Fibre Excellence au bord du gouffre : une mobilisation d'ampleur pour sauver l'entreprise

Une forte mobilisation s'est organisée sur le site de Fibre Excellence Provence à Beaucaire, dans le Gard, en réponse à l'appel lancé par l'intersyndicale CGT, FO et CFDT. Les salariés et les habitants des environs, préoccupés par le sort du groupe, se sont rassemblés pour protester contre la menace de fermeture. Laurent Quinto, membre de l'intersyndicale, a pris la parole devant plusieurs centaines de personnes, soulignant l'urgence de la situation.

Des conséquences économiques désastreuses

Laurent Quinto a averti que la fermeture de l'usine serait une catastrophe pour les Bouches-du-Rhône et le Gard, mettant en péril 275 emplois directs et environ 10 000 emplois induits. Les syndicats dénoncent également une baisse de 20 % d'activité sur le port d'Arles et des répercussions graves pour les nombreuses entreprises sous-traitantes. Quinto a ajouté : "Il faut réaliser qu'environ 1 000 personnes viennent régulièrement ici pour l'entretien de l'usine, cela représente un revenu conséquent pour les hébergeurs, les restaurateurs, etc." Cette mobilisation vise à alerter sur l'impact économique profond de la possible liquidation.

Interventions politiques et solutions envisagées

Carole Delga, présidente de la région Occitanie, est intervenue en faveur de l'entreprise, obtenant une rencontre avec le Premier ministre et le ministre de l'industrie. L'État a conclu un accord incluant :

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  • L'ajustement du tarif de rachat de l'électricité dans le cadre légal existant.
  • La mise en place d'un plan financier et d'investissement associant l'État et l'actionnaire.
  • L'instauration d'une nouvelle gouvernance avec un "pack actionnaire", auquel la Région Occitanie se dit prête à participer.

Les syndicats et la direction attendent maintenant la décision du juge du tribunal de commerce, prévue le 27 avril, qui déterminera si l'entreprise entre en redressement judiciaire ou suit d'autres pistes.

Demandes syndicales et absence des élus locaux

Pour renforcer leur action, l'intersyndicale a demandé à être reçue par Renaud Muselier, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, espérant que la Région PACA participera aussi au capital. Le message des syndicats est clair : "Nous exigeons du Premier Ministre et du Président de la République une solution avec l'actionnaire, le maintien de l'emploi, et la nationalisation du groupe". Par ailleurs, les membres de l'intersyndicale ont déploré l'absence des élus locaux, pourtant directement concernés par cette crise économique majeure.

La mobilisation continue alors que la date du 27 avril approche, avec l'espoir de trouver une issue favorable pour préserver les emplois et l'activité économique régionale.

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