Au premier trimestre 2026, le marché du logement neuf en Île-de-France a atteint un niveau historiquement bas avec seulement 2 360 logements vendus, soit une chute de 32 % par rapport à l'année précédente, selon la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI). Pascal Boulanger, président de la FPI, a déclaré : « Nous vivons un jour sans fin : à chaque crise, le marché du logement neuf chute à un niveau plus bas que le précédent. » Cette situation s'explique par l'envolée des coûts de construction liée à la guerre en Ukraine, puis par la crise au Moyen-Orient qui a ravivé les tensions sur l'énergie, les matériaux et l'inflation.
Le prêt à taux zéro (PTZ) : un coup de pouce majeur
Le prêt à taux zéro (PTZ), en vigueur jusqu'en 2027, reste l'un des principaux dispositifs d'aide à l'achat dans le neuf. Réservé aux ménages n'ayant pas été propriétaires de leur résidence principale depuis au moins deux ans, il est soumis à des plafonds de ressources. En zone A (Île-de-France), les conditions sont particulièrement avantageuses pour les primo-accédants. Ce prêt complémentaire sans intérêt permet de financer une partie du bien, réduisant ainsi le montant total emprunté et les mensualités.
Autres dispositifs pour réduire les coûts
Outre le PTZ, d'autres leviers existent pour faire baisser la facture. Les dispositifs de défiscalisation comme la loi Pinel, bien que recentrés sur les zones tendues, offrent des réductions d'impôt en contrepartie d'un investissement locatif. Par ailleurs, les promoteurs, confrontés à une demande en berne, proposent parfois des remises ou des frais de notaire offerts. Les acheteurs peuvent également négocier des prestations ou des délais de paiement.
Un marché en crise mais des opportunités
La baisse des ventes s'explique par la hausse des taux d'intérêt et le resserrement des conditions de crédit. Cependant, pour les ménages éligibles, le PTZ et les autres aides peuvent significativement alléger le coût d'acquisition. Pascal Boulanger souligne que « les promoteurs sont prêts à discuter » face à la morosité du marché. Les primo-accédants ont donc intérêt à se renseigner sur ces dispositifs avant leur possible révision ou suppression en 2027.



