Royan : le plan piscines de 120 millions d'euros relancé après un nouveau vote
Royan : plan piscines de 120 M€ relancé après vote

Le maire de Royan et président de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique (Cara), Patrick Marengo, a obtenu des élus, après une « consultation démocratique », la poursuite du projet de construction de trois piscines neuves. « Maintenant, on avance », a-t-il déclaré, non sans humour. Avec le franc-parler qui le caractérise, le maire de Royan a évacué d'un mot le sujet du « plan piscines », mardi 26 mai, après la séance du conseil communautaire. « Maintenant, on fonce. »

Un nouveau vote pour lever les incertitudes

Adopté le 23 janvier dernier avant la fin de l'ancienne mandature, ce programme prévoyant la construction de trois piscines neuves à Royan, Étaules et Cozes, ainsi que la réhabilitation de celle de Saujon, faisait l'objet, ce mardi, d'un nouveau vote. Une « consultation démocratique » sans valeur juridique mais « d'une grande importance » sur le plan politique, a martelé Patrick Marengo.

Entre la poursuite de ce plan, d'un coût d'environ 120 millions d'euros sur vingt ans, et la résiliation d'un contrat de construction et de concession déjà signé, 37 des 57 élus communautaires présents ont choisi « la continuité », a relevé le président de la Cara, quand 17 élus auraient préféré une remise à plat complète du plan. Ils n'étaient que 10 à s'y opposer le 23 janvier, certes après un vote à main levée.

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Un vote expéditif mais préparé

L'affaire s'est réglée en quelques minutes, mardi. Un propos liminaire de Patrick Marengo, rappelant qu'il respectait là un engagement de campagne électoral en soumettant à nouveau le « plan piscines » au vote des élus communautaires, un vote test pour vérifier le bon fonctionnement des boîtiers de vote électronique, le vote lui-même, sans même attendre 14 h 30 et d'éventuels retardataires à qui il aurait échappé que la séance débutait en réalité à 14 heures.

« Les débats, les discussions, nous les avons eues, au fil des quatre réunions d'information », a plaidé Patrick Marengo. Au fil de l'élaboration du « plan piscines », le huis clos des réunions dites « plénières », non publiques donc, aura été le cadre préféré des élus du Pays royannais pour partager leur opinion sur le sujet. Publiquement, rares auront été celles et ceux ayant fait connaître clairement leur position, pour ou contre.

Un coût financier conséquent

Il y aurait eu beaucoup à dire, pourtant, ce mardi 26 mai, sur cette remise en question du « plan piscines ». À commencer sur l'impact financier en cas de résiliation, des pénalités estimées à « 10 millions d'euros », sans que les élus aient été informés en amont du détail des sommes dues. Nouveau maire de Saint-Georges-de-Didonne et vice-président en charge des finances à la Cara, Yves Trocmet détaillait après la séance, heureusement, le plan de financement du « plan piscines », dont le coût se situe encore dans une fourchette estimative entre 112,20 millions d'euros et 123,30 millions d'euros.

La construction des trois piscines neuves coûtera 47,3 millions d'euros que la Cara paiera sous deux formes : une contribution initiale de 25 millions d'euros et une contribution forfaitaire d'investissement (CFI) annuelle de 1,68 million d'euros. Soit les 22,30 millions d'euros complémentaires, sur lesquels se grefferont 11,10 millions d'euros de frais financiers. S'ajoutera, en investissement, la réhabilitation de la piscine de Saujon (4,50 millions d'euros de coût de travaux). La charge totale annuelle pour l'Agglomération sera d'environ 6 millions d'euros, en ajoutant les charges d'exploitation (2,60 millions d'euros).

Un choix politique assumé

Passée la boutade du « Circulez ! » impératif, Patrick Marengo insistait mardi, aussi et surtout, sur la dimension politique du choix du jour. « L'essentiel, pour moi, c'était de consulter la nouvelle assemblée. Les élus se sont exprimés en leur âme et conscience. On ne se pose plus de questions, il n'y a plus d'états d'âme : on poursuit et on gérera les aléas de la poursuite. »

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Le nouveau président de l'Agglomération assumait après la séance, mardi, avoir voté « pour cette poursuite ». Comme Patrick Marengo avait déjà voté en faveur de ce plan le 23 janvier, « par solidarité avec Vincent Barraud », à l'époque. « Aujourd'hui, j'ai voté pour la poursuite parce que ce plan répond à un besoin et que la Cara a les moyens de doter le territoire de ces équipements. »

Trois élus votants se sont abstenus, deux élus sont arrivés à 14 h 30, quelques instants après le vote. Quatre élus absents n'avaient donné pouvoir à aucun autre élu.