Levallois-Perret : une dynamique immobilière retrouvée
Commune dynamique des Hauts-de-Seine, Levallois-Perret séduit de plus en plus d'acquéreurs en quête d'un lieu de vie à proximité immédiate de la capitale. Souvent issus du 17e arrondissement parisien voisin ou ne disposant pas des moyens nécessaires pour s'installer à Neuilly-sur-Seine, ces nouveaux résidents contribuent à la revitalisation du marché immobilier local.
Une reprise des prix après une période difficile
Après un net recul – les prix ont baissé d'environ 16 % sur les cinq dernières années –, le marché immobilier levalloisien montre des signes évidents de reprise. Selon les données de SeLoger, le prix moyen au mètre carré s'établit désormais à 8 550 €, soit une progression de 3,6 % sur un an seulement.
Attention cependant aux disparités selon les typologies : la note grimpe significativement à 11 250 €/m² pour un 5-pièces, surface particulièrement prisée dans cette commune de l'Ouest parisien, avec une hausse annuelle impressionnante de 11,4 %.
« Cela demeure toujours plus abordable qu'un appartement familial haussmannien à Paris avec ses nombreux couloirs », précise Sandra Sabah, d'Engel & Völkers Levallois. « Les transactions les plus élevées pour des appartements familiaux se concluent actuellement autour de 11 500 €/m², un niveau comparable à celui d'avant la crise sanitaire. Nous sommes loin de la flambée post-Covid, où les valeurs atteignaient 12 000 à 13 000 €/m² », commente Julien Wiegler-Kahn, directeur de l'agence Fredelion.
« Le plafond de verre dans les quartiers les plus recherchés se situe aux alentours de 11 000 €/m² », confirme de son côté Guillaume Vassor, patron d'Era Levallois.
Une offre neuve et récente en développement
Grâce à un programme de constructions mené intensivement depuis 1980, cette ancienne commune ouvrière, dont les terrains étaient autrefois occupés par des usines, ateliers et entrepôts, poursuit sa transformation urbaine. Outre les nombreuses entreprises du secteur tertiaire implantées sur son territoire, Levallois compte plusieurs opérations de promotion immobilière en cours.
Parmi celles-ci, la copromotion menée conjointement par Bouygues Immobilier et Sogelym Dixence au 59 rue Marius-Aufan. Baptisée « Levallois Signature », cette résidence de 150 logements, dont la livraison est prévue au troisième trimestre 2028, est commercialisée sur la base de 12 900 €/m² en moyenne. Un 4-pièces de 88 m², avec balcon de 13 m² et parking, est ainsi accessible à partir de 1,2 million d'euros.
Le parc immobilier privé local propose de nombreux appartements neufs et récents équipés d'ascenseur, parking et espace extérieur – des standards de confort moderne qui font souvent défaut à Paris en raison de sa forte concentration d'habitat ancien. Dotées de surfaces rationnelles offrant un excellent rapport surface-pièces, ces habitations de standing attirent aussi bien des retraités que des primo-accédants et des familles de cadres travaillant à Paris ou dans le quartier d'affaires de La Défense.
« Ces actifs parviennent à trouver des appartements familiaux aux surfaces compactes et rationnelles, comprises entre 90 et 130 m², alors qu'à Neuilly, toute proche, ces mêmes typologies offrent des superficies bien trop vastes qui font exploser les budgets », relève Annika Öhlin, spécialiste de Levallois chez Barnes.
Un cadre de vie particulièrement attractif
Outre l'atout majeur de sa proximité géographique avec Paris, Levallois est également choisie pour « le cadre de vie, le dynamisme des commerces, la sécurité, les écoles et les activités sportives et culturelles pour les enfants », note Stan Faria, directeur de l'agence Consultants Immobilier.
Cette commune a ses fervents adeptes. « Une fois installés, les nouveaux arrivants ne veulent plus en bouger », constate Paulo Fernandes, directeur associé de Paris Ouest Sotheby's IR. Nombreux sont ceux qui apprécient la bonne desserte par le métro – la ville est irriguée par trois stations de la ligne 3 – ainsi qu'une vie de quartier agréable, avec un centre-ville animé offrant de nombreux services et commerces. Ce dernier fait d'ailleurs partie des zones les plus prisées, où des immeubles en briques ou en crépi du début du XXe siècle côtoient des constructions récentes de standing.
Des adresses résidentielles sélectionnées avec soin
Les appartements « premium », situés en étage élevé avec des vues dégagées dans des immeubles construits après 1990, sont particulièrement recherchés aux abords de la mairie, de l'église Saint-Justin et en lisière du parc de la Planchette. Autre localisation de choix : la partie de Levallois longeant Neuilly, notamment l'avenue de Villiers. Les immeubles haussmanniens situés à proximité de cette commune chic y sont très appréciés.
Dans ces différents quartiers, le prix peut atteindre 11 000 €/m² pour un bien en bon état, sans défaut majeur, situé en dernier étage avec terrasse. Les résidences récentes des secteurs de la mairie et du parc de la Planchette connaissent également un fort engouement.
Les budgets plus modestes peuvent néanmoins y dénicher des appartements avec un bel espace extérieur en rez-de-jardin. « Levallois étant une commune assez compacte et de forme rectangulaire, on n'est jamais à plus de trente minutes à pied d'un bout à l'autre de la ville », précise Annika Öhlin.
Les prix deviennent plus accessibles dès lors que l'on se rapproche de la gare SNCF (ligne L), vers Clichy et la porte d'Asnières. En se dirigeant vers la Seine, les quartiers résidentiels de Greffulhe et de Pompidou conservent leur cote grâce à des immeubles cossus. « Moins pourvu en commerces que le centre-ville, ce secteur oscille généralement entre 8 000 et 9 500 €/m² », affirme Guillaume Vassor.
Exemples de transactions récentes
- Rue Maryse-Hilsz, 1er étage, immeuble des années 1930, 57 m², refait à neuf : 649 000 €
- Rue Louis-Rouquier, 2e étage, immeuble d'angle en pierres et briques de 1900, 69 m², rénové : 780 000 €
- Rue Pasteur, 6e et dernier étage, immeuble des années 1970, 90 m², terrasse de 15 m² : 985 000 €
- Rue Jules-Guesde, 5e et dernier étage, immeuble de 1995, 108 m², terrasse de 25 m², double parking : 1,405 million d'euros
- Rue Voltaire, 5e et dernier étage, immeuble des années 1970, 4-pièces de 110 m², terrasse de 35 m² : 1,310 million d'euros



