Lors du dernier conseil municipal, les élus de Tourves ont désigné leurs représentants dans les différentes commissions et adopté à la majorité un budget de plus de 7,5 millions d'euros. Si la séance s'est déroulée assez paisiblement, le ton est finalement monté entre le maire Jean-Michel Constans et son opposition sur deux sujets.
Frais de représentation du maire en débat
Les frais de représentation du maire ont fait réagir la quarantaine de personnes présentes dans le public. Le principal intéressé a annoncé être passé de 3 000 euros par an à 1 500 euros depuis quatre ans. Cependant, son opposant Christian Brémond s'est appuyé sur un article de Médiapart indiquant qu'en 2024, le maire de Tourves avait perçu 2 375 euros. Il a également souligné que le maire est l'un des trois seuls maires du secteur à demander ces frais, avec Brignoles et Carcès. L'édile a assuré ne pas dépenser plus de 1 500 euros cette année, le budget en prévoyant 2 000 euros, précisant que ce n'est pas « pour m'acheter une paire de baskets mais pour avoir une souplesse nécessaire lorsque je vais chercher des subventions ».
Tensions sur le débat budgétaire
L'autre moment de tension est survenu en fin de débat, avec la conclusion de Pascal Sabine, élu d'opposition : « Vous avez voulu limiter le nombre de questions, c'est faire preuve d'autoritarisme, vous devez nous écouter comme on vous écoute. » Le maire a alors assuré ne pas l'avoir fait dans cette optique mais afin d'éviter un conseil de quatre heures, « dans ce contexte où le budget a été préparé par la précédente municipalité et pour éviter les débats stériles ». Ce terme a fait bondir Nicole Pellegrino. Le ton montant, Jean-Michel Constans a réaffirmé sa volonté d'avoir des débats courtois et constructifs avec l'opposition.
Budget adopté malgré les critiques
Malgré ces tensions, le budget prévisionnel de 2026, sensiblement similaire à celui de 2025, a été adopté à la majorité. Il prévoit une légère augmentation du fonctionnement, porté à 5 065 897 euros, et une petite baisse en investissement, à 2 550 619 euros. De nombreuses études ont été annoncées et budgétées, tout comme des travaux de toiture sur des bâtiments communaux, au jardin Rollandy, sur le parking de la fraternité, la réfection de voiries, ainsi que la requalification des rues Ledru Rollin et Pasteur.
Inquiétudes sur le ratio financier
Nicole Pellegrino s'est étonnée des différences avec le Rapport d'orientation budgétaire (ROB) et s'est inquiétée pour l'avenir du ratio entre recettes réelles de fonctionnement et charges. Le maire a expliqué travailler avec un cabinet pour obtenir des perspectives avant de réaliser le ROB, et s'est dit favorable à le faire intervenir en septembre pour présenter son travail. Il a également annoncé que d'ici le prochain budget, trois réunions d'une commission finances seraient réalisées et s'est dit « confiant » sur ce budget.
Désaccords sur la campagne électorale
Pour Patrice Dupieux, la campagne électorale n'était pas en corrélation avec la réalité budgétaire, allégation à laquelle s'est opposé le maire. Ce dernier a expliqué que seul le projet de la cave était irréalisable en l'état. Enfin, dans le cadre des demandes de subventions, sur les 45 000 euros budgétés, 42 100 euros ont été attribués, laissant la place aux retardataires et demandes exceptionnelles.



