Hausse de la taxe foncière à Montpellier : des maires divisés
Hausse taxe foncière Montpellier : maires divisés

Une hausse de la taxe foncière contestée au sein de la métropole de Montpellier

Ce mardi, les élus de la Métropole de Montpellier étaient appelés à se prononcer sur les taux d'imposition des taxes directes. La proposition de la majorité menée par Michaël Delafosse d'augmenter la taxe foncière sur le bâti, afin d'équilibrer le budget, a suscité de vives réticences. Plusieurs maires ont voté contre ou se sont abstenus, jugeant la mesure trop brutale et trop rapide.

Des oppositions claires

Le maire de Castelnau-le-Lez, Julien Miro, a justifié son vote défavorable par la cohérence avec ses engagements de campagne : « On a un taux d'imposition très élevé, 30 % au-dessus de la moyenne des villes de l'Hérault. J'ai pris un engagement de baisser la part communale de la taxe foncière de 20 %. J'y suis fidèle et nous voterons contre. » Deux autres maires ont également voté contre : Jean-Luc Meissonnier (Baillargues) et Guy Lauret (Vendargues). Ce dernier a déploré une « temporalité trop resserrée ».

Des abstentions et des réserves

D'autres élus ont choisi l'abstention, comme Frédéric Gueydan (Montferrier), pour qui cette hausse « va à l'encontre de mes engagements ». Le tandem de Villeneuve-lès-Maguelone, Olivier Nogues et Virginie Martos Ferrara, a développé des arguments similaires : « On comprend les contraintes budgétaires, mais cela ne veut pas dire tout accepter. La pression fiscale est trop importante. C'est trop brutal, le taux est trop fort et c'est trop rapide. » Quatre autres maires ont distingué leur soutien au budget de leurs réserves sur le volet fiscal : Roger Caizergues (Lavérune), Jacques Martinier (Fabrègues), Serge Gros (Juvignac) et Christophe Bayle (Sussargues).

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Un soutien mesuré

À l'inverse, Pascal Heymes (Grabels) a apporté son soutien à la décision, arguant que « nos recettes sont contraintes, peu dynamiques. S'il n'y a pas d'action sur la fiscalité des ménages, on a une épargne nette négative. Je ne vois pas d'autres voies pour équilibrer ce budget. » Cyril Meunier (Lattes) a renchéri : « La plupart des communes n'ont pas la capacité d'augmenter leur contribution à la Métropole. On est obligé de passer par une augmentation de la taxe foncière. »

Le résultat du vote

Au final, la délibération sur les taux d'imposition a été adoptée par 70 voix pour, 25 voix contre et 7 abstentions. Les taux votés sont les suivants :

  • Foncier bâti : 5,8 % (en hausse)
  • Foncier non bâti : 5,69 % (stable)
  • Taxe d'habitation : 12,08 % (stable)
  • Cotisation foncière des entreprises : 36,58 % (stable)
  • Taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères : 14,62 % (inchangée)

Cette hausse, qui doit rapporter 44 millions d'euros supplémentaires, illustre les difficultés budgétaires de la Métropole et les divergences politiques locales.

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