La décision de la nouvelle municipalité de Sarlat (Dordogne) de baisser de 1 % la taxe foncière sur les propriétés bâties n’a pas soulevé un enthousiasme débordant dans les rangs des deux oppositions de gauche, lors de la séance de Conseil municipal du mercredi 29 avril. Fabienne Lagoubie a tancé : « Les Sarladais ne vont pas la voir sur leur feuille d’impôts », en raison de l’augmentation des bases locatives de 0,8 % liée à l’inflation. Luis Ferreyra a qualifié cette mesure de « baisse homéopathique » qui réduirait les recettes de 80 000 à 100 000 euros, selon ses estimations.
Une hausse de la taxe d’habitation préférée
Luis Ferreyra aurait préféré une augmentation de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et les locaux meublés, plutôt que cette baisse. Selon lui, cela permettrait « de retrouver un peu de souffle et de réduire la pression fiscale sur les résidences principales », dans un contexte où il est difficile de trouver une location à l’année. Il a souligné que la ville compte 18 % de maisons secondaires, soit environ 1 200 logements, contre 13 % à l’échelle nationale.
Vers une zone tendue ?
Cette proportion est proche du seuil de 20 % qui ferait passer Sarlat en zone tendue, offrant des leviers fiscaux supplémentaires. Le maire Basile Fanier a relevé : « On est à 150 logements près ». Il a ajouté qu’il est « important de mener des contrôles » pour vérifier que les meublés soient déclarés à la location, en attendant l’actualisation des données du ministère du Logement, qui datent de deux ans.
D’autres moyens que la fiscalité
Pour l’heure, le maire n’entend pas utiliser les mesures fiscales pour réduire le taux de logements vacants, de locations meublées ou de résidences secondaires. Il estime que « chaque modification a des impacts sur les recettes, les dépenses, les comportements ». Il préfère recourir à d’autres moyens, notamment « la réglementation ». « On y travaille et on apportera des évolutions dans le courant de l’année », a-t-il déclaré.
Le produit des taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties est évalué à 9,3 millions d’euros, et celui de la taxe d’habitation à 570 000 euros.



