Bordeaux Métropole vote pour l'implantation d'un supercalculateur malgré l'opposition
Supercalculateur à Bordeaux : le vote controversé

Bordeaux Métropole, propriétaire de terrains à Bordeaux-Lac pressentis pour accueillir un ensemble supercalculateur-data center, a adopté une délibération qui l'engage aux côtés des porteurs de projet, ce vendredi 30 janvier. La droite a voté contre.

Un vote à bulletins secrets

Une matinée entière de débat et, à la demande de l'opposition, un vote à bulletins secrets, le premier et dernier de toute la mandature qui s'achève, ce vendredi 30 janvier. Le conseil de Bordeaux Métropole a adopté à 63 voix pour, 40 contre et une abstention, le projet d'implantation d'un ensemble de supercalculateur et de développement d'un campus de l'Intelligence artificielle à Bordeaux-Lac.

Si la pertinence de voir un tel équipement, a fortiori « souverain », s'implanter dans l'agglomération bordelaise n'est guère remise en question, l'opposition de droite et du centre pointe du doigt la « méthode » depuis l'annonce du projet par le maire de Bordeaux Pierre Hurmic et la présidente de Bordeaux Métropole Christine Bost, aux vœux du Medef, le 7 janvier.

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Des discussions menées « dans le plus grand secret »

À la tête du groupe macroniste, Thomas Cazenave, par ailleurs candidat à l'élection municipale à Bordeaux, s'étonne notamment des discussions menées « dans le plus secret » depuis plusieurs mois et regrette que Bordeaux Métropole, propriétaire des parkings du Parc des expositions où est pressenti l'ensemble supercalculateur et data-center, n'ait « pas fait le choix d'un appel à manifestation d'intérêt ».

Une « opportunité » à saisir, défend Stéphane Delpeyrat, vice-président PS en charge du développement économique, sur fond de concurrence des territoires. Et si « précipitation » apparente il y a avant de lever nombre d'interrogations sur la consommation énergétique du site, cette délibération n'est qu'une étape formelle, soulignent tour à tour Pierre Hurmic, maire écologiste de Bordeaux, et Christine Bost. Car il s'agit avant tout, relaie la présidente PS, de permettre à l'opérateur de se positionner sans tarder « par rapport au calendrier d'intervention de RTE », le gestionnaire du réseau de transport électrique.

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