Débarrassée de sa tutelle, l'association a pu financer, en 2025, une série de travaux dans l'enceinte de son refuge installé à Marsac-sur-l'Isle. Traversée par de graves tensions internes qui avaient abouti à son placement sous la tutelle d'un administrateur provisoire au printemps 2024, la SPA de Périgueux a depuis repris son destin en main. En témoigne le bilan moral et financier dressé samedi 23 mai en assemblée générale par son président, Hugues Meyer, entré en fonction en janvier 2025 après la démission de sa prédécesseure, Éliane Rigaux.
Éclairage des bâtiments dévolus aux chiens, mise en place de caméras, rafraîchissement du bâtiment B, sécurisation du refuge et du parc… une fois débarrassée de la tutelle qui lui interdisait tout investissement, la SPA n'a pas hésité à engager des travaux tous azimuts sur le site du refuge de Marsac-sur-l'Isle où commenceraient à se manifester des signes de vieillissement.
Legs
L'association pouvait se le permettre. Grâce à la concrétisation de plusieurs legs, le bureau a pu compter sur 300 000 euros de recettes supplémentaires en 2025. Une aubaine qui a permis, entre autres, de régler les 75 000 euros de factures adressées à l'association par le cabinet Arva chargé de son administration provisoire pendant une partie de l'année 2024.
Anticipant des hausses de charges importantes (inflation, augmentation des charges salariales) et des recettes à la baisse (sinon plus incertaines en raison du caractère imprévisible des legs), l'association « a adopté un budget prudent de 640 000 euros pour l'année 2026 », a indiqué Hugues Meyer.
Cet argent servira à assurer le bon fonctionnement de la structure qui emploie 10 salariés à l'année. Mais il sera aussi utilisé pour investir dans la réfection du bâtiment des chats atteints du sida, dans l'aménagement d'un nouveau parc de détente, dans l'achat d'une benne à ordures avec couvercle ou encore dans la rénovation du bâtiment B.
Plus de conventions fourrière signées en 2026
En 2026, la SPA de Périgueux a signé une convention fourrière avec 227 communes de la Dordogne. C'est neuf de plus que n'en avait enregistré l'association en 2025. Les nouveaux signataires du dispositif bénéficient d'un tarif de facturation inchangé (1,05 € par habitant).



