La SNCF a annoncé des résultats financiers solides pour l'année 2025, avec un bénéfice net en hausse de 16% pour atteindre 1,8 milliard d'euros. Il s'agit de la cinquième année consécutive de performances positives pour l'entreprise ferroviaire, qui bénéficie notamment de la croissance de ses services voyageurs et de la rentabilité de sa filiale dédiée aux infrastructures.
Stabilité du chiffre d'affaires et investissements records
Dans un contexte d'ouverture à la concurrence, le chiffre d'affaires du groupe SNCF s'est stabilisé à 43 milliards d'euros en 2025, affichant une légère baisse de 0,3%. Les investissements ont atteint un niveau historiquement élevé, avec 5,7 milliards d'euros engagés, dont 3,2 milliards consacrés à la régénération du réseau ferré. Le groupe a qualifié ces résultats de satisfaisants dans un communiqué officiel.
Les services voyageurs, locomotive de la performance
Le directeur financier, Laurent Trevisani, a souligné que les services voyageurs ont été la locomotive en 2025 de la performance du groupe. Le chiffre d'affaires de SNCF Voyageurs a progressé de 3% pour atteindre 20,8 milliards d'euros, avec un ratio de rentabilité en hausse à 13%. L'activité TGV a notamment enregistré de bons résultats commerciaux, grâce à une fréquentation estivale historique et une progression des taux d'occupation.
Rentabilité accrue pour SNCF Réseau
SNCF Réseau, la filiale responsable de l'entretien des 28 000 kilomètres de voies ferrées, a vu son chiffre d'affaires augmenter de 4,8% à 8,35 milliards d'euros. Sa rentabilité a fait un bond significatif de 30,5%, après une hausse de 26,7% l'année précédente. Laurent Trevisani a insisté sur le fait que la SNCF réinvestit chaque euro généré par son activité dans le système ferroviaire, tout en préservant sa structure financière.
Investissements massifs et réduction de la dette
En 2025, 11 milliards d'euros ont été investis en France pour améliorer les voies et acheter des trains neufs, un niveau qualifié de record par le directeur financier. La SNCF a financé 52% de ces investissements, un autre record historique, le reste provenant principalement de l'État et des collectivités. Parallèlement, la dette du groupe a baissé de 470 millions d'euros, s'établissant à 24,3 milliards d'euros.
Des défis persistants dans le fret
Seule ombre au tableau, le transport de marchandises a été affecté par des vents contraires, incluant des droits de douane, des tensions géopolitiques et des reculs industriels. Le chiffre d'affaires de la filiale de fret et logistique Geodis a reculé de 4,2% à 10,5 milliards d'euros, tandis que celui de Rail Logistics Europe a baissé de 1,6% à 1,8 milliard d'euros.
Ces résultats illustrent la résilience de la SNCF dans un environnement économique complexe, avec une stratégie centrée sur le réinvestissement et l'optimisation de ses services clés.



