Le marché automobile européen recule, l'hybride domine face au thermique en déclin
Marché auto européen en recul, l'hybride domine

Le marché automobile européen connaît un net repli en ce début d'année, un mouvement marqué par une préférence accrue pour les motorisations hybrides et une diminution prononcée des ventes de véhicules thermiques. Les immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne ont reculé de 3,9 % au mois de janvier sur un an, après six mois consécutifs de hausse continue, a annoncé mardi l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA). Cette baisse intervient dans un contexte de transformation profonde du secteur.

L'hybride en tête, l'électrique progresse, le thermique s'effondre

Les voitures hybrides non-rechargeables ont été de nouveau les plus prisées des acheteurs, représentant pas moins de 39 % des immatriculations totales en janvier. Elles devancent largement les voitures à essence, qui ne totalisent plus que 22 % des parts de marché, et les véhicules purement électriques, qui se maintiennent à 19 %. Sur une base annuelle, les ventes des voitures 100 % électriques ont toutefois progressé de 24 %, tandis que celles des hybrides rechargeables ont augmenté de 29 %, témoignant d'une dynamique positive pour ces technologies alternatives.

Quel avenir pour les motorisations thermiques ?

Les immatriculations des voitures thermiques, c'est-à-dire essence ou diesel, qui sont les plus polluantes, ont enregistré une chute vertigineuse de 28 % sur un an dans l'ensemble de l'UE. En France, le recul est encore plus marqué, approchant les 50 %. Ces motorisations traditionnelles ne représentent désormais plus que 30 % des voitures vendues au sein de l'Union européenne, un chiffre qui illustre leur déclin accéléré face à la montée en puissance des motorisations hybrides et électriques.

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Volkswagen leader, Stellantis rebondit, les constructeurs chinois émergent

Du côté des constructeurs, le marché reste dominé par le groupe Volkswagen, qui détient 28 % des parts de ventes, même si ses immatriculations ont reculé de 4 % sur le mois. Le groupe Stellantis, qui rassemble des marques comme Peugeot et Chrysler, occupe la deuxième place avec 18 % de parts de marché. Il a bénéficié d'un rebond de ses ventes de 9 %, porté notamment par la performance de la marque Fiat, dont les immatriculations ont bondi de 31 %.

Ce groupe avait dévoilé en février des charges colossales de 22 milliards d'euros, le contraignant à réduire ses ambitions dans le domaine des voitures électriques, faute de débouchés suffisants. Les ventes des groupes Renault, Toyota et Hyundai étaient en baisse, avec des reculs respectifs de 17 %, 14 % et 15 %. Parallèlement, les constructeurs chinois émergents BYD et MG, très actifs sur les segments électrique et hybride, représentent désormais plus de 3 % des ventes sur le marché européen, dépassant ainsi l'américain Tesla, qui se contente de 0,9 %.

Cette évolution du marché automobile européen souligne une transition énergétique en cours, où l'hybride s'impose comme une solution de transition majeure, tandis que le thermique voit sa part se réduire comme peau de chagrin. Les constructeurs historiques doivent composer avec cette nouvelle donne, face à la montée de concurrents asiatiques spécialisés dans les nouvelles motorisations.

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