Manque de moyens chez les pompiers : 300 camions-citernes font défaut
Manque de moyens chez les pompiers : 300 camions-citernes manquent

La saison des feux de forêt est exceptionnellement précoce cette année, alors que la France traverse son troisième épisode de canicule, avec des températures pouvant dépasser les 40 °C par endroits. L'incendie en cours dans les Pyrénées-Orientales n'est toujours pas maîtrisé, et 10 000 personnes ont été évacuées. Dans ce contexte, le Syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels (SNSPP PATS) alerte sur un manque de moyens. Son président, Frédéric Monchy, s'est exprimé dans les colonnes de 20 Minutes.

Un déficit de 300 camions-citernes feux de forêt

Interrogé sur le pacte capacitaire, qui devait moderniser l'équipement des pompiers après les grands incendies de 2022, Frédéric Monchy indique qu'il manque encore 300 camions-citernes feux de forêt dans le parc opérationnel. « Le déploiement des engins du pacte capacitaire (soit 1 000 engins) a surtout permis le remplacement de véhicules vieillissants qui ne correspondaient plus aux normes minimales de sécurité », explique-t-il.

Des moyens aériens vieillissants et préoccupants

La France dispose de 20 bombardiers d'eau, dont 12 Canadair vieillissants et 8 avions Dash. « Les Canadair sont vieillissants, c'est particulièrement préoccupant parce que la précocité et la violence de la saison 2026 mettent les matériels à rude épreuve et les pièces de rechange se font de plus en plus rares », souligne Monchy. Il ajoute que les conditions de maintenance sont de plus en plus difficiles, et qu'il arrive fréquemment de démonter des pièces d'un appareil pour garantir l'opérationnalité d'un autre.

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Une logistique incohérente pour les colonnes de renfort

Frédéric Monchy dénonce également une logistique défaillante : « L'État continue de convoyer les véhicules tout-terrain par la route. Ces derniers, limités à 70 km/h sur voie rapide, font plusieurs milliers de kilomètres pour rejoindre les zones de renfort. Les allers et retours se multiplient sans cohérence avec les besoins opérationnels. » Il précise que les groupes sont parfois constitués une fois que les véhicules sont arrivés sur zone, ce qui provoque régulièrement « une cacophonie sans nom ».

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