Le secteur de la réparation automobile résiste grâce à des factures plus élevées
Le baromètre Mobilians-Solware, dévoilé ce lundi, révèle une situation contrastée pour les ateliers de mécanique et de carrosserie en France. Cette étude, menée auprès de 1.164 professionnels, indique une augmentation de 0,8 % du chiffre d'affaires du secteur sur un an, malgré un contexte de fréquentation en baisse.
Une mécanique à deux vitesses
Dans le détail, les 796 ateliers de mécanique recensés affichent un panier moyen en hausse de 2,7 %, atteignant 403 euros contre 392 euros en 2024. Cette progression compense partiellement la diminution de 2,2 % du nombre d'entrées en atelier. Les recettes liées à la vente de pièces détachées reculent légèrement de 0,5 %, mais le prix de la main-d'œuvre connaît une augmentation significative de 2,6 %.
Cette tendance se traduit par des devis parfois surprenants, comme l'exemple d'un garage d'une grande enseigne du Nord qui proposait 60 euros pour le simple changement d'une ampoule de phare, hors coût de la pièce.
La carrosserie suit la même trajectoire
Les ateliers de carrosserie automobile ne sont pas épargnés par cette dynamique. L'étude montre également une baisse du nombre d'entrées de 1,8 %, couplée à une hausse impressionnante du panier moyen de 4,3 %. Celui-ci atteint désormais 1.705 euros, contre 1.634 euros en 2024.
Des interventions de plus en plus techniques
Selon Mobilians, qui fédère les professions de l'aval de l'automobile, cette augmentation des factures moyennes s'explique principalement par « des interventions plus techniques et l'évolution des besoins de réparation ». Plusieurs facteurs structurels contribuent à cette transformation :
- Le vieillissement du parc automobile : Fin décembre 2025, 42,5 millions de voitures circulaient en France avec un âge moyen de 12,3 ans. Dans les départements ruraux, ce chiffre atteint même 14 ans selon le cabinet AAA Data, contre 11,9 ans fin 2024.
- L'électrification des véhicules : L'arrivée massive des voitures électriques implique des réparations davantage fondées sur l'électronique que sur la mécanique traditionnelle, nécessitant des équipements de diagnostic coûteux et des compétences spécialisées.
Ces évolutions techniques et démographiques poussent les propriétaires à réaliser des entretiens et réparations plus complexes, justifiant ainsi la hausse des coûts moyens malgré une fréquentation en légère baisse.



