Reporters sans frontières (RSF) a réitéré, ce 29 juin 2025, son appel à la libération immédiate de Christophe Gleizes, journaliste français détenu en Algérie depuis un an. L'organisation de défense de la liberté de la presse estime que son incarcération est arbitraire et exige que les autorités algériennes le relâchent sans condition.
Un an de détention sans procès équitable
Christophe Gleizes, journaliste indépendant et collaborateur de médias français, a été arrêté le 29 juin 2024 à Alger. Il est accusé d'« atteinte à la sécurité de l'État » et d'« incitation à la haine », des chefs qu'il conteste fermement. Selon RSF, il n'a pas bénéficié d'un procès équitable et son état de santé se dégrade. « Christophe Gleizes est emprisonné pour avoir exercé son métier de journaliste. Sa détention est une atteinte grave à la liberté de la presse », a déclaré Thibaut Bruttin, secrétaire général de RSF.
Un appel à la communauté internationale
RSF appelle les autorités françaises et la communauté internationale à intensifier leurs pressions sur l'Algérie. « Nous demandons au président algérien, Abdelmadjid Tebboune, d'intervenir personnellement pour que Christophe Gleizes soit libéré », a ajouté Thibaut Bruttin. L'organisation rappelle que la liberté de la presse est un droit fondamental et que la détention de journalistes est inacceptable.
Des précédents inquiétants
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de recul de la liberté de la presse en Algérie. Selon le classement mondial de RSF, l'Algérie a perdu plusieurs places ces dernières années. En 2024, le pays se classait au 136e rang sur 180 pays en matière de liberté de la presse. Plusieurs journalistes ont été emprisonnés pour leurs reportages, notamment Ihsane El Kadi, fondateur de Médias 24, condamné à cinq ans de prison en 2023.
La réaction des autorités algériennes
Les autorités algériennes n'ont pas répondu officiellement à l'appel de RSF. Cependant, un porte-parole du ministère de la Justice a indiqué que l'affaire suit son cours judiciaire et que Christophe Gleizes bénéficie de tous ses droits. La famille du journaliste, jointe par téléphone, s'est dite « très inquiète » et a appelé à une mobilisation internationale.
Un soutien en France
En France, plusieurs personnalités politiques et associations de journalistes ont exprimé leur soutien à Christophe Gleizes. Le ministère des Affaires étrangères a indiqué suivre la situation avec attention et a demandé à l'Algérie de respecter les droits de la défense. Une pétition en ligne lancée par RSF a déjà recueilli plus de 50 000 signatures.



