Selon une étude de l’Insee, l’empreinte carbone de la consommation touristique en France s’est établie à 75 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq) en 2023. Cette mesure correspond à la quantité de gaz à effet de serre (GES) émis pour satisfaire la demande finale des touristes français et étrangers sur le territoire hexagonal. La part des touristes étrangers représente un peu plus d’un tiers (34 %) du total.
Répartition des émissions sur le territoire
Plus de la moitié (58 %) des GES résultant de l’activité touristique est émise sur le territoire national. Cette part provient notamment de la combustion de carburants pour les transports et de l’utilisation d’énergie dans les hôtels et restaurants. Les 42 % restants sont émis à l’étranger, par exemple pour l’extraction des hydrocarbures qui seront ensuite consommés pour les activités touristiques en France.
Le transport aérien, un quart de l’empreinte carbone
Les déplacements sont à l’origine des deux tiers des émissions de GES du secteur du tourisme. « À lui seul, le transport aérien représente un quart de l’empreinte carbone alors qu’il ne compte que pour 9 % des consommations touristiques », relève l’Insee. De leur côté, les carburants routiers achetés par les touristes français et étrangers sont à l’origine de 30 % des émissions de GES de l’empreinte carbone du secteur.
Contributions des autres activités
« La consommation touristique des autres activités émet une part bien moindre de GES que les transports », observent les auteurs de l’étude. Les hébergements (hôtels, campings, résidences secondaires, etc.) contribuent pour 16 % aux émissions de GES, l’alimentation (restauration et achats de denrées alimentaires) pour 11 % et les services culturels, sportifs et de loisirs pour 9 %.
Intensité carbone plus élevée que la moyenne
En raison du poids des transports, l’intensité en carbone de la consommation touristique, qui mesure le rapport entre la quantité de GES émise et le montant des dépenses, se révèle nettement plus élevée que la moyenne. Elle atteint 0,35 kg CO2 éq pour un euro, soit 75 % de plus que celle de la consommation totale française.



