Guerre au Moyen-Orient : le Japon importe du pétrole russe pour la première fois depuis le blocage du détroit d'Ormuz
Japon importe pétrole russe pour la première fois

Le Japon a importé du pétrole brut en provenance de Russie pour la première fois depuis le blocage du détroit d'Ormuz, une décision qui reflète les préoccupations croissantes de Tokyo concernant la sécurité de son approvisionnement énergétique. Selon des données gouvernementales publiées ce mercredi, le pays a reçu 747 000 barils de pétrole russe en mai, soit une moyenne de 24 100 barils par jour.

Un contexte géopolitique tendu

Cette importation intervient alors que le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, reste partiellement bloqué en raison des tensions entre l'Iran et les États-Unis. Le Japon, qui dépend à près de 90 % du pétrole du Moyen-Orient, cherche à diversifier ses sources d'approvisionnement pour éviter une crise énergétique.

Les sanctions occidentales en question

Bien que le Japon soit un allié des États-Unis et de l'Union européenne, il n'a pas imposé de sanctions directes sur le pétrole russe, contrairement à ses partenaires occidentaux. Tokyo a justifié cette importation en affirmant qu'elle ne viole pas les sanctions existantes, car le pétrole a été acheté à un prix inférieur au plafond fixé par le G7.

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Cette décision a suscité des critiques de la part de certains pays occidentaux, qui y voient une brèche dans l'unité face à la Russie. Cependant, le gouvernement japonais a souligné que la sécurité énergétique du pays est primordiale, surtout dans un contexte de flambée des prix du pétrole et de volatilité des marchés.

Un précédent historique

Le Japon avait déjà importé du pétrole russe en 2022, après l'invasion de l'Ukraine, mais avait cessé en raison des pressions internationales. Ce retour marque un changement de cap significatif dans la politique énergétique japonaise, qui privilégie désormais la stabilité des approvisionnements.

Les analystes estiment que cette tendance pourrait se poursuivre si les tensions au Moyen-Orient persistent. Le Japon explore également d'autres alternatives, comme le gaz naturel liquéfié américain et les énergies renouvelables, mais celles-ci ne peuvent pas encore remplacer entièrement le pétrole russe.

En attendant, cette importation souligne les dilemmes géopolitiques auxquels sont confrontés les pays asiatiques, pris entre leur dépendance énergétique et leurs alliances stratégiques.

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