Un aménagement minimal pour Rome
Dans un contexte de crise énergétique persistante, l'Italie a obtenu de Bruxelles un assouplissement limité des règles du pacte de stabilité et de croissance. Cet accord permet à Rome de déroger temporairement aux objectifs de réduction de la dette publique afin de financer des mesures de soutien à l'économie face à la flambée des prix de l'énergie.
Des négociations serrées
Les discussions entre le gouvernement italien et la Commission européenne ont été intenses. L'Italie plaidait pour une dérogation plus large, mais s'est heurtée à la fermeté des pays du Nord, menés par l'Allemagne et les Pays-Bas, soucieux de préserver la discipline budgétaire. Au final, l'aménagement obtenu est jugé minimal par les observateurs.
Un impact limité sur la dette
Selon les termes de l'accord, l'Italie pourra augmenter ses dépenses publiques de 0,5 % du PIB par an pour faire face à la crise énergétique, sans que cela ne soit comptabilisé dans le calcul du déficit structurel. Cette mesure devrait permettre à Rome de déployer des aides supplémentaires pour les ménages et les entreprises, sans pour autant déstabiliser ses finances publiques.
Le gouvernement italien s'est félicité de cet accord, bien qu'il aurait souhaité une marge de manœuvre plus importante. La Commission européenne a rappelé que cette dérogation est exceptionnelle et temporaire, et que l'Italie devra revenir à une trajectoire de consolidation budgétaire dès que la crise s'apaisera.



