Ferrari Luce : premier modèle électrique, un design qui divise
Ferrari Luce : l'électrique qui ne fait pas l'unanimité

Une entrée timide dans l'ère électrique

Voici donc l'entrée officielle de Ferrari dans le monde de la mobilité électrique. Pas un SUV, et pas non plus une super-GT deux ou quatre portes, mais bien une berline à hayon, qui est accessoirement la première Ferrari homologuée pour recevoir trois occupants à l'arrière. La Ferrari Luce, première électrique de la marque, ne suscite guère d'enthousiasme.

Un design confié à d'anciens d'Apple

La première chose à savoir est que Ferrari a fait un pari très original. Plutôt que de s'adresser à un bureau de design réputé dans l'automobile, tels que Pininfarina ou Bertone, le design a cette fois été confié à LoveFrom. Les fondateurs de ce studio sont Jony Ive et Marc Newson, deux anciens d'Apple, à qui Ferrari a donné carte blanche. L'intention était de casser les codes, de faire en sorte que la première Ferrari électrique soit très spéciale. Mission accomplie ? Franchement, nous sommes sceptiques. La Luce est tellement spéciale pour une Ferrari qu'elle n'est en fait pas Ferrari du tout. Pire : retirez les petits chevaux de la carrosserie, et ce pourrait être n'importe quoi, d'un nouveau modèle chinois au concept de robotaxi Rimac, en passant par une future Chevrolet Impala. Venant de la marque la plus admirée et la plus emblématique du monde, n'est-ce pas d'une tristesse infinie ?

Un intérieur sublime

Voilà ce qu'il se passe quand on confie le dessin de ce qui doit être une machine désirable à des designers spécialisés dans l'esthétique de la fonctionnalité. Car c'est indiscutable, le design de l'iPhone originel est une référence. Mais il a été guidé par la fonction, pas par la recherche de sex-appeal. Ce savoir-faire donne en revanche à la Luce un intérieur à tomber ! Mélange d'analogique et de numérique, simplicité des formes, élégance, et pas de troisième écran devant le passager. À bord, on retrouve des choses assez typiquement Ferrari. On espère que ce style intérieur trouvera le chemin d'autres futures productions de la marque.

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Une fiche technique impressionnante mais générique

À part ça, il y a la fiche technique. Quatre moteurs électriques pour un total de 1 035 ch et 990 Nm, 2 260 kilos sur la balance, 0-100 km/h en 2,5 secondes, 530 km WLTP, et tous les arguments selon lesquels la Luce est une digne Ferrari, qu'elle se comporte comme une voiture pesant 400 kilos de moins, etc. Autant dire que même ici, tout pourrait s'appliquer à n'importe quelle voiture électrique de haut de gamme. À croire que Ferrari s'est pliée à la figure imposée de la voiture électrique, mais a tout fait pour qu'on ne s'en rappelle pas dans 20 ans.

Un prix élevé et un avenir incertain

On a coutume de dire que tout ce qui porte un badge Ferrari se vend, quoi qu'il arrive. Et c'est vrai. Mais nous sommes curieux de voir si la Luce, au prix de base de 520 000 euros, sera l'exception qui confirme la règle. Une chose est sûre, l'enfant qu'était votre serviteur n'aurait probablement pas punaisé ceci sur les murs de sa chambre.

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