Chantier hors norme sur l'A344 à Reims : 8 mètres d'excavation
Chantier hors norme sur l'A344 à Reims

Un chantier hors norme a débuté ce lundi 18 mai sur l'autoroute A344 à Reims, dans la Marne. La Sanef, société concessionnaire des autoroutes du Nord et de l'Est de la France, procède à la restauration d'un ouvrage hydraulique enterré sous l'autoroute qui traverse la cité des sacres. Les travaux, d'une durée de sept mois, nécessitent une excavation de huit mètres de profondeur et représentent un investissement de 8 millions d'euros.

Fermeture de deux bretelles pour sept mois

Depuis lundi matin, les deux bretelles d'entrée et de sortie de l'A344, situées au niveau de l'échangeur Reims - Saint-Remi, sont fermées à la circulation. Ces axes, empruntés chaque jour par près de 12 000 véhicules, seront inaccessibles jusqu'à la fin des travaux, prévue dans sept mois. Les automobilistes rémois, déjà habitués à subir les désagréments de plusieurs chantiers d'envergure, devront faire preuve de patience.

Un ouvrage vieux de 50 ans à restaurer

L'ouvrage hydraulique souterrain, construit en 1976, permet au Rouillat, un petit cours d'eau, de s'écouler de part et d'autre de l'autoroute. Après une campagne d'inspections menée il y a plusieurs années, la Sanef a constaté que l'ouvrage était dégradé et présentait des fissures à certains endroits. Un protocole a été soumis à l'État, propriétaire de l'autoroute, en concertation avec la ville de Reims.

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Si l'ouvrage est en bon état sous la chaussée principale, il est fortement dégradé au niveau des deux bretelles d'entrée et de sortie, là où le remblai est le plus important. Cette situation a conduit à la décision de lancer un programme de travaux lourd et coûteux.

Un chantier spectaculaire et complexe

Pour restaurer l'ouvrage, la Sanef doit creuser jusqu'à huit mètres de profondeur. Xavier Hardy, responsable du département travaux à la direction de la construction de la Sanef, explique : « La seule solution consiste à creuser à 8 m de profondeur, créer un ouvrage provisoire pour dévier le cours d'eau, démolir l'ouvrage actuel puis en reconstruire un nouveau. C'est la raison pour laquelle les travaux vont durer aussi longtemps. »

Le chantier reste soumis à des aléas géologiques et météorologiques. Le principal risque serait une météo très pluvieuse, susceptible d'entraîner des remontées de nappes phréatiques. Cependant, le risque de retard reste mesuré, selon le responsable de la Sanef. Les automobilistes rémois devront toutefois s'attendre à des perturbations dans les semaines à venir.

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