Voilà une auto qui, à elle seule, peut résumer les divergences de vues entre les pro- et anti-électrique. Avec un héritage de voitures de sport légères et fortes en caractère, comment diable trouver une forme de quadrature du cercle pour retrouver les mêmes sensations dans un crossover accueillant 5 personnes, embarquant une batterie de plusieurs centaines de kilos ? Spoiler : on ne peut pas. Du moins, il faut être malin et contourner autant que faire se peut les lois de la physique pour s'en rapprocher. Et pour cela, les ingénieurs d'Alpine ont imaginé une solution technique redoutable.
Une technique au service des sensations
Avec deux moteurs arrière, chacun contrôlant une roue, ils peuvent jouer de la répartition du couple pour donner une agilité et une sensation de légèreté insoupçonnée à ce modèle forcément imposant sur la balance. 2,1 tonnes, vraiment ?, se demande-t-on au volant, tant la facilité et le manque d'inertie font illusion, avec un naturel très appréciable. Un moteur avant complète la panoplie pour offrir 400 ch au total en version GT et une traction intégrale, gages de performances de premier plan.
Confort et tenue de route
Les suspensions passives à butées hydrauliques ménagent un excellent niveau de confort tout en contrôlant parfaitement les mouvements de caisse. La philosophie de la mise au point est d'offrir des sensations naturelles, une capacité à rouler vite facilement et des performances harmonieuses. L'opposé de la brutalité des accélérations de certaines électriques sportives qu'il faut rapidement arrêter sur le bas-côté pour laisser ses pas...
Main dans la main, les designers et les ingénieurs de la marque de Dieppe ont tout fait pour signer une copie plaisante, visuellement comme techniquement. Au volant, le résultat est saisissant. L'Alpine A390, un crossover électrique made in France qui rivalise avec les plus grands.



