Zéro chômeur : le gouvernement s'inquiète pour la survie du dispositif
Zéro chômeur : le gouvernement s'inquiète pour la survie

Le dispositif « Territoires zéro chômeur de longue durée » (TZCLD) traverse une zone de turbulences. Alors que le Sénat a récemment désavoué ce programme expérimental, le gouvernement s'inquiète ouvertement pour sa survie. Lancé en 2016, TZCLD vise à proposer un emploi à temps choisi et non concurrentiel à des personnes privées d'emploi depuis plus d'un an, via des entreprises à but d'emploi (EBE) subventionnées.

Un désaveu parlementaire

Le 11 juin, les sénateurs ont adopté un amendement au projet de loi de finances rectificative qui remet en cause le financement du dispositif. Cet amendement, porté par la commission des finances du Sénat, prévoit de réduire de 30 millions d'euros les crédits alloués à TZCLD pour 2025. Une décision que le gouvernement juge « préjudiciable » pour les 58 territoires actuellement engagés dans l'expérimentation.

Les craintes du gouvernement

Interrogé sur le sujet, le ministre du Travail a exprimé son inquiétude : « Ce désaveu met en péril la continuité du dispositif. Les entreprises à but d'emploi risquent de devoir cesser leurs activités si les financements ne sont pas confirmés. » Le gouvernement redoute notamment un effet domino sur les 2 500 salariés concernés, ainsi que sur les collectivités locales qui ont investi dans ces projets.

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De son côté, l'association TZCLD dénonce une « attaque contre l'innovation sociale ». Son président rappelle que le dispositif a permis de réduire le chômage de longue durée dans les territoires pilotes, avec un taux de retour à l'emploi de 80 % pour les participants. « C'est une solution qui fonctionne, mais elle a besoin de stabilité budgétaire », insiste-t-il.

Un avenir incertain

Le sort de TZCLD dépend désormais des discussions entre le gouvernement et le Sénat. Une commission mixte paritaire pourrait être réunie pour trouver un compromis. En attendant, les acteurs du dispositif retiennent leur souffle. Pour certains, cette crise pourrait être l'occasion de repenser le modèle de financement, en le rendant moins dépendant des subventions publiques.

L'expérimentation, qui devait initialement durer cinq ans, a été prolongée jusqu'en 2027. Mais sans garantie budgétaire, son avenir reste plus que jamais incertain. Le gouvernement promet de « tout mettre en œuvre pour sauver le dispositif », mais le temps presse.

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