Les salariés d'Ubisoft ont été informés qu'ils disposeraient désormais d'un quota de 36 jours de télétravail par an. Le géant des jeux vidéo a acté jeudi la réduction du recours au télétravail, un sujet épineux qui avait provoqué en février une grève en France.
Vers un modèle de travail majoritairement en présentiel
Les salariés ont été informés qu'ils disposeraient désormais d'un quota de 36 jours de télétravail par an, soit moins d'un jour par semaine, alors que jusqu'à présent ils bénéficiaient de deux jours de télétravail par semaine, a indiqué Pierre-Etienne Marx, membre du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV), confirmant une information des Échos. « Il y a de la sidération » étant donné « qu'on avait demandé à renégocier des accords », a-t-il ajouté.
Ubisoft a annoncé dès janvier sa volonté d'évoluer vers un modèle de travail majoritairement en présentiel, a rappelé l'entreprise dans une déclaration. « Cette orientation répond à un objectif clair : renforcer la collaboration des équipes, favoriser la transmission et l'accompagnement des jeunes talents, et recréer des temps d'échanges essentiels à la créativité collective », a ajouté la société.
Dès octobre 2026
La mesure doit s'appliquer dès octobre 2026, sauf pour les entités disposant d'un accord de télétravail propre pour lesquelles elle sera effective à partir du printemps 2027, selon Pierre-Etienne Marx. « Une attention particulière sera portée aux situations individuelles » et « cette organisation fera l'objet de discussions à venir avec nos partenaires sociaux », a précisé Ubisoft. Près de 1 200 salariés sur les 3 800 que compte le géant du jeu vidéo en France s'étaient mis en grève en février dernier pour protester contre ce projet de réduction du télétravail, selon les organisations syndicales. Le groupe n'avait recensé de son côté que 538 grévistes déclarés.
En janvier, Ubisoft avait indiqué vouloir un retour à cinq jours de présentiel par semaine dans le cadre d'une réorganisation plus vaste de l'entreprise assortie d'un nouveau plan de réduction des coûts d'au moins 200 millions d'euros sur deux ans. Empêtré dans des difficultés financières, l'éditeur des jeux « Assassin's Creed », « Just Dance » ou encore « Far Cry » cherche à se relancer dans un marché devenu de plus en plus compétitif.



