Les intentions de recrutement en baisse de 6,5% pour 2026, un plus bas depuis 2018
Recrutement 2026 : baisse de 6,5%, plus bas niveau depuis 2018

Une baisse généralisée des intentions d'embauche pour l'année 2026

Les entreprises françaises prévoient une diminution significative de leurs recrutements en 2026. Selon la dernière enquête de France Travail publiée ce mardi, les intentions d'embauche chutent de 6,5% par rapport à l'année précédente. Cette baisse concerne tous les secteurs d'activité et une grande majorité des métiers, marquant un net ralentissement sur le marché du travail.

Un niveau historiquement bas depuis 2018

Le nombre total de projets de recrutement s'établit à 2,27 millions pour 2026, soit une diminution de 158.000 par rapport à 2025. Ce chiffre représente le plus bas niveau enregistré depuis 2018. La chute est encore plus marquée si l'on compare avec le pic de 2023, où 3,04 millions d'embauches étaient prévues, soit une différence de 764.400 projets.

Cette enquête a été réalisée auprès de 1,77 million d'établissements entre octobre et décembre 2025, période qui précède le déclenchement du conflit au Moyen-Orient et la flambée des prix des hydrocarbures. Les réponses de plus de 416.000 entités ont été analysées et redressées pour assurer la représentativité de l'ensemble des entreprises françaises.

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La construction et les services aux entreprises particulièrement touchés

La baisse des intentions de recrutement est particulièrement prononcée dans certains secteurs :

  • Construction : -16,4%
  • Services aux entreprises : -10,1%

Les motifs de recrutement restent cependant stables :

  1. Surcroît d'activité ponctuel : 40,7%
  2. Remplacement des départs définitifs (retraite, etc.) : 25,8%
  3. Nouvelle activité : 22,2%
  4. Remplacement suite à des absences ponctuelles : 11,3%

Une évolution préoccupante des types de contrats

La part des intentions de recrutement en CDI continue de diminuer, passant de 43,8% en 2025 à seulement 41% en 2026. Les CDD de six mois ou plus suivent la même tendance, reculant de 19,5% à 17,2%. En revanche, les contrats de moins de six mois progressent significativement, de 36,7% à 41,8%.

Moins d'établissements prévoyant de recruter

La proportion d'établissements anticipant des embauches en 2026 se contracte légèrement, passant de 24,1% à 23,3%. Parallèlement, la part des projets d'embauche jugés difficiles diminue de 6,3 points pour s'établir à 43,8%. Cette baisse des difficultés de recrutement touche tous les secteurs, à l'exception notable des activités immobilières qui enregistrent une hausse de 1,7 point.

Les baisses les plus marquées des difficultés de recrutement concernent :

  • Activités financières et assurance : -14,1 points
  • Caoutchouc, plastique et minéraux non métalliques : -11,8 points
  • Industries extractives, énergie et gestion des déchets : -11,4 points

Les métiers les plus recherchés en 2026

Les professions les plus demandées pour l'année prochaine sont souvent celles où la part des saisonniers est importante :

  • Aides de cuisine et employés polyvalents de la restauration : 97.100 projets de recrutement avec près de 40% de saisonniers
  • Serveurs dans les cafés et restaurants : 93.800 postes recherchés avec 67,4% de saisonniers
  • Viticulteurs et arboriculteurs : 83.800 embauches prévues avec 95,2% de saisonniers

Cette enquête de France Travail révèle ainsi une tendance préoccupante pour le marché de l'emploi français en 2026, avec non seulement une baisse générale des intentions de recrutement, mais aussi une précarisation croissante des contrats proposés.

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