Un appel national à la grève dans le secteur social et médico-social a été très peu suivi, ce mardi 26 mai dans le Gard. Mais l'intersyndicale ne veut pas baisser les bras. La chaleur n'a peut-être pas aidé l'intersyndicale gardoise (Sud Santé-sociaux, FO, CFDT, CFTC et CFE-CGC) qui avait relayé l'appel national. Devant la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), ils étaient peu nombreux, réunis ce mardi midi à Nîmes pour un pique-nique revendicatif.
Une situation très chaude
Parce que la situation dans toutes ces professions est aussi très chaude, le co-secrétaire Sud Santé-sociaux Gard-Lozère, Franck Walther, a appelé à ne pas baisser les bras. « Les équipes s'épuisent, les postes vacants se multiplient, les besoins sociaux explosent. Nous dénonçons une gestion permanente de la pénurie et l'abandon progressif des missions de solidarité », a-t-il déclaré.
Il assure que nombre d'agents, faute de moyens, ont eux-mêmes conscience de ne plus pouvoir assurer convenablement leurs tâches auprès des publics fragiles. « Il y a une perte de sens des métiers, de la souffrance au travail », ajoute-t-il.
L'exemple de l'Ehpad de Sommières
À côté, quelques agents discutent et confirment. L'une d'elles cite l'exemple d'une collègue qui a préféré changer de profession, face à la situation. Franck Walther espère donc mobiliser la base. « C'est par des actions de terrain que l'on changera les choses », affirme-t-il.
Il cite l'exemple des agents de l'Ehpad de Sommières qui ont obtenu des avancées de leur condition de travail après 23 jours de grève. « L'ensemble de la population doit nous soutenir. On a tous besoin, un jour, des services sociaux. Le social se bat pour tout le monde, tout le monde doit se battre pour le social », conclut Franck Walther.



