Travail du 1er mai : Farandou promet une loi en 2026 pour boulangers et fleuristes
Loi en 2026 pour travail du 1er mai des boulangers et fleuristes

Travail du 1er mai : le gouvernement précise son projet de loi pour 2026

Les positions se cristallisent autour de la proposition de loi soutenue par Gabriel Attal visant à étendre le travail salarié le 1er mai pour certains secteurs. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a assuré mardi qu'une loi serait adoptée courant 2026 pour « sécuriser juridiquement » l'activité des boulangers et des fleuristes le 1er mai. Cette annonce intervient au lendemain de la décision du gouvernement d'écarter la proposition de loi élargissant les possibilités de travailler en ce jour symbolique.

Un débat houleux à l'Assemblée nationale

Lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Farandou a été interpellé par plusieurs députés sur le choix de ne pas convoquer une commission mixte paritaire (CMP) concernant la proposition de loi. La députée Ensemble pour la République, Nicole Dubré-Chirat, a souligné que ce texte était attendu « par des dizaines de milliers de commerçants dans notre pays » et a déploré la décision, « sous la pression syndicale », de ne pas convoquer la CMP.

Le ministre a répondu : « Nous ne changeons pas d'ambition », estimant qu'« aujourd'hui, dans l'état de la loi, il y a une insécurité juridique qu'il faut résoudre ». Il a expliqué que des discussions avec les partenaires sociaux étaient en cours pour définir les branches concernées et que les accords de branche préciseraient les modalités. « Une loi sera le réceptacle de l'ensemble de ces accords de branche. Tout cela prendra quelques mois. On réglera ce sujet en 2026 pour que le sujet soit traité au 1er mai 2027, c'est un engagement que je prends aujourd'hui », a-t-il déclaré.

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Un retour aux intuitions initiales

Lundi soir, après une rencontre avec les syndicats, M. Farandou avait annoncé qu'il miserait sur le dialogue social pour « sécuriser les situations sur le terrain des professionnels qui travaillent traditionnellement le 1er mai ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu a également souligné la volonté du gouvernement de se limiter aux boulangers artisanaux et aux fleuristes, « ce qui était l'intuition initiale ». Il a insisté : « Je n'ai jamais dit que j'étais favorable à l'ouverture du travail le 1er mai pour les filières industrielles ».

Mardi après-midi, le ministre du Travail devait recevoir les organisations patronales, puis les fédérations professionnelles, notamment celles des fleuristes et des boulangers artisanaux, mercredi matin. Plus tôt dans la journée, il avait expliqué sa décision devant le groupe Ensemble pour la République de Gabriel Attal, lors d'une rencontre décrite comme particulièrement tendue par des participants. Les députés « lui ont dit qu'ils ne comprenaient pas sa décision, que c'était un manque de courage », a résumé l'un d'eux.

Les prochaines étapes législatives

Le gouvernement s'engage ainsi dans un processus législatif étalé sur plusieurs mois, avec pour objectif une adoption en 2026. Cette approche vise à apaiser les tensions tout en répondant aux attentes des professionnels concernés. Les débats se poursuivront probablement dans les semaines à venir, avec des consultations approfondies des acteurs sociaux et économiques.

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