Le boulanger niçois Frédéric Roy fulmine après le recul gouvernemental sur le travail du 1er mai
Furieux, un boulanger dénonce le recul sur le travail du 1er mai

La colère explosive d'un artisan boulanger face au revirement gouvernemental

Frédéric Roy, boulanger niçois engagé depuis plusieurs années dans un combat pour pouvoir exercer son activité le 1er mai en toute légalité, ne décolère pas. Sa fureur fait suite à la décision du gouvernement de renoncer à une proposition de loi qui aurait permis à certains artisans, notamment boulangers et fleuristes, d'ouvrir leurs commerces ce jour férié.

Un projet de loi défendu puis abandonné

Cette proposition de loi, initialement portée par Gabriel Attal, chef du parti Renaissance, et soutenue par le ministre Sébastien Lecornu, devait offrir des dérogations pour les métiers de bouche. Cependant, après une rencontre avec les cinq syndicats représentatifs (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC), le gouvernement a opéré un revirement complet.

"Ce sont tous des menteurs, ils viennent de déclarer la guerre aux métiers de bouche", a lancé Frédéric Roy, visiblement exaspéré, lors d'un entretien avec nos confrères. Sur les réseaux sociaux, son indignation s'est également exprimée sans filtre : "Les rois du retournement de veste. Emmanuel Macron s'y était engagé le 5 janvier il y a 3 mois, la ministre du travail l'an dernier et Sébastien Lecornu. Conclusion : 2 ministres et un président font bien 3 menteurs".

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Le ministre du Travail justifie la décision

Face à cette levée de boucliers, le ministre du Travail a tenu à clarifier la position du gouvernement. "J'ai entendu les inquiétudes des organisations syndicales et je veux être clair, le 1er-Mai n'est pas une journée comme les autres. C'est la journée des travailleurs et des travailleuses, c'est le seul jour férié, chômé et payé. Ce principe général doit continuer à prévaloir même si certaines dérogations sont possibles", a-t-il affirmé, soulignant le caractère symbolique de cette date.

Une détermination inébranlable malgré les risques

Pour Frédéric Roy, cette explication ne suffit pas. Il maintient fermement son intention d'ouvrir sa boulangerie le 1er mai prochain, comme il le fait chaque année, en dépit du risque d'une amende de 750 euros. "Je vais essayer de prendre rendez-vous avec le préfet pour essayer de calmer les choses, comme je l'ai fait l'an passé. Et de toute façon, il n'y aura pas d'amende. Et s'il y en a une, il faut la contester car ceux qui en ont reçu l'an dernier ont été relaxés", argumente-t-il avec conviction.

Le boulanger, qui se présente comme le fer de lance de cette fronde, estime que cette décision gouvernementale constitue une véritable déclaration de guerre envers les professionnels des métiers de bouche. Son combat, médiatisé depuis des mois, illustre les tensions persistantes entre les aspirations de certains artisans et les principes sociaux défendus par les syndicats et le gouvernement.

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