Ciotti et Lisnard réclament la liberté de travailler le 1er mai
Ciotti et Lisnard pour la liberté de travailler le 1er mai

Le débat sur la liberté de travailler le 1er mai a enflammé la classe politique ces derniers jours. Et le jour J, les élus locaux n'ont pas manqué de prendre position sur ce sujet brûlant.

Éric Ciotti, boulanger d'un jour

C'est depuis la boulangerie de son ami Frédéric Roy, fervent défenseur du droit de travailler le 1er mai, qu'Éric Ciotti a choisi de marquer le coup, baguette en main. Le maire de Nice a multiplié les publications sur son compte X pour dénoncer un « pays qui marche sur la tête et pénalise ceux qui travaillent ».

« Je me suis battu à l'Assemblée nationale pour que la liberté du travail l'emporte et que les boulangers puissent travailler le 1er mai. Je veux que nous arrêtions de pénaliser les Français qui veulent travailler », a-t-il martelé. Il a conclu sa matinée par une livraison de pain sur la Promenade des Anglais, à la plage Blue Beach, affirmant que « les boulangeries sont des commerces du quotidien, essentiels, qui doivent pouvoir travailler le 1er mai ».

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Plus tard, la verbalisation d'un boulanger en Isère par l'inspection du travail, au lendemain d'une promesse de tolérance du gouvernement, n'a pas échappé à sa critique. « Ce gouvernement est en dessous de tout. Quelle est l'autorité du Premier ministre ? La macronie est un naufrage », s'est-il insurgé.

David Lisnard : « libérons le travail »

David Lisnard, maire de Cannes et candidat à la présidentielle, a lui aussi pris position dans une courte vidéo au ton sarcastique. « Imagine un pays où, pour fêter le travail, on t'interdit de travailler. Où, alors que tu peux et veux gagner plus ce jour-là, on ne te l'autorise pas. Ce pays, c'est notre pays, c'est la France », lance-t-il.

Le maire de Cannes a rappelé que le gouvernement avait promis une tolérance pour les fleuristes et boulangers, « et puis finalement il ne s'est rien passé ». Il a conclu sur une note d'humour teintée d'ironie : « Pour fêter le travail, autorisons et libérons le travail en France. Et peut-être que ceux qui devraient s'abstenir de travailler ce jour-là, ce sont les inspecteurs du travail ».

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