1er mai : Martine Sagit (CGT Alès) met en garde contre le report du projet de loi travail
Martine Sagit, secrétaire générale nouvellement réélue de l'union locale CGT d'Alès, a réagi au report de l'examen du projet de loi élargissant la possibilité de travailler le 1er mai. Face à la colère des syndicats, le gouvernement Lecornu a décidé de reporter ce texte, mais la syndicaliste reste vigilante.
Un report qui n'est qu'un leurre
Pour Martine Sagit, ce report n'est pas une partie gagnée. "Cela fait un moment qu'ils essaient de rogner sur les congés payés et ce report n'est qu'un leurre", a-t-elle déclaré. Elle souligne que la véritable réponse aux préoccupations des travailleurs est la hausse des salaires.
"Ce qui compte, c'est la hausse des salaires car certains sont aujourd'hui prêts à travailler un 1er mai pour 150 €. Mais 150 € de plus par an, ce n'est rien !", a-t-elle ajouté, mettant en lumière les pressions économiques qui poussent certains à accepter de travailler lors des jours fériés.
Une mobilisation syndicale toujours nécessaire
Le projet de loi, initié par le macroniste Gabriel Attal, a rapidement provoqué la réaction des huit grandes centrales syndicales, dont la CFDT, la CGT, FO, et d'autres. Cette mobilisation a permis d'enterrer temporairement l'examen du texte, mais un possible retour en 2027 est envisagé, sous la pression de certaines filières professionnelles et d'enseignes de grande distribution.
Martine Sagit compare cette situation au travail du dimanche : "Mais c'est comme le travail du dimanche qui devait aider les familles à financer les études de leurs enfants. Au final, le travail du dimanche est devenu le quotidien de travailleurs lambda et cela n'a rien changé. C'est cela l'avenir promis à notre jeunesse !"
Appel à la poursuite de la lutte
La syndicaliste conclut en insistant sur la persistance des injustices sociales : "Il faut arrêter tout cela. Il y a une vraie injustice sociale et la lutte des classes est toujours là". Elle appelle à poursuivre la mobilisation lors du prochain défilé du 1er mai, qui aura lieu sur la place de l'hôtel de ville d'Alès à 10 h 30.
Ce rassemblement symbolique vise à défendre les acquis sociaux et à réclamer des améliorations concrètes pour les travailleurs, au-delà des simples reports législatifs.



