Après plusieurs années d’absence, la fête communale de Trizay a attiré de nombreux convives et exposants autour de ses manèges et de sa brocante, marquant le début d’une nouvelle ère pour la commune. L’épisode de Covid-19 avait eu raison, en 2020, de la frairie, la fête du mois de mai réputée à Trizay. La proposition faite par Stanislas Caillaud, le maire, à Marion Grospeaud, présidente de l’Association des parents d’élèves (APE) locale, a entraîné un nouvel élan pour une manifestation organisée les 8, 9 et 10 mai.
Une frairie pour renouer avec les traditions
« Cette frairie 2026 sera la première d’une nouvelle ère », a déclaré le maire. L’idée était de retrouver le sens premier de la frairie, « l’attachement invincible de nos paysans pour ces vieilles institutions, de l’utilité incontestable qu’il y aurait à les conserver ou les rétablir », ainsi que l’exprimait déjà le comte de l’Estourbeillon, homme politique, en 1883. Il était alors question de véritables corporations rurales, de vieilles coutumes, de moments de rassemblement et de transmission des valeurs. Stanislas Caillaud se souvient du rôle de « forum d’emploi agricole chez les maraîchers » des frairies d’il y a quelques années.
Repas, manèges et brocante au programme
Les animations réunies cette année pour réhabiliter l’événement et recréer le succès furent neuf manèges pour les enfants, des repas envisagés pour 150 convives mais qui attirèrent pour chacun 250 gourmands. Ils ont été concoctés avec la participation des bénévoles du comité des fêtes : kebab potatoes le samedi soir, saucisses-frites le dimanche midi et crêpes. Le programme comprenait également un concert le samedi soir dans la salle du Temps libre et la brocante du dimanche avec 250 participants.
Tombola et perspectives d'avenir
La tombola offrait, dès cette première frairie, des lots très intéressants : croisière à bord du « Palissy III », lots de charcuterie ou jeux pour enfants. Presque tous les billets étaient gagnants. Ce fut un bel événement au cœur du bourg, malgré les menaces intermittentes de la météo. « Autrefois, se rappelle Stanislas Caillaud, la frairie se déroulait également à Monthérault. Le succès encourageant d’aujourd’hui nous incite à envisager d’étendre la fête. » Les bénéfices des événements organisés par l’APE, comme la brocante, participent au financement, tous les deux ans, des voyages scolaires pour la cinquantaine d’élèves de CM1 et CM2 de l’école de Trizay.



