Tarnos augmente la taxe sur les logements vacants et les résidences secondaires
Tarnos durcit la fiscalité sur les logements vacants et secondaires

Lors du Conseil municipal du mercredi 20 mai, les élus de Tarnos ont voté l'application des taux maximums pour la taxe sur la vacance des logements et une surtaxe de 60 % sur les résidences secondaires. L'objectif est de favoriser l'occupation des logements à titre de résidence principale.

Mobiliser tous les leviers disponibles

« Mobiliser l’ensemble des leviers disponibles pour favoriser l’occupation des logements à titre de résidence principale », telle est la feuille de route qu'Alain Perret, adjoint aux finances, a présentée lors du conseil municipal. Deux délibérations ont été soumises au vote pour « répondre aux tensions persistantes du marché ». La première mesure fiscale, a reconnu l'élu, « revêt à ce stade une portée essentiellement symbolique ». Il s'agit de l'application des taux maximums autorisés pour la taxe sur la vacance des locaux d'habitation (TVLH), un nouveau dispositif prévu par la dernière Loi de finances, destiné à frapper les logements inoccupés depuis au moins un an.

Les taux ont été fixés au plafond légal : 30 % la première année et 60 % dès la seconde. Sur un territoire communal où aucune taxation effective de logement vacant n'a été constatée au cours des cinq dernières années, l'objectif est avant tout d'affirmer une volonté politique de mobilisation du parc existant.

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Durcissement significatif sur les résidences secondaires

Moins symbolique, la municipalité a voté un durcissement significatif de la fiscalité sur les résidences secondaires, portant la surtaxe à 60 %, le maximum autorisé. En visant ce plafond pour le 1er janvier 2027, la majorité espère inciter les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché locatif à l'année. Tarnos compte plus de 400 logements meublés non affectés à l'habitation principale, mais la ville est toutefois bien moins touchée par les situations de sous-occupation que d'autres points du littoral landais ou basque, comme l'a relevé Isabelle Dufau, adjointe à l'action sociale et aux solidarités.

Ces arbitrages ont été présentés par l'exécutif de gauche comme deux décisions participant d'une même « démarche de cohérence globale des politiques publiques ». Le maire, Marc Mabillet, a souligné sa vision d'« une ville où l'on vit, l'on travaille, où l'on passe sa retraite : tout le contraire d'une ville-dortoir ». Une pique dirigée contre les critiques récurrentes de son opposition.

Un coup de gueule contre les attaques personnelles

La séance a été marquée par un coup de gueule public de Mathis Marquez, conseiller à la Vie citoyenne. Le vingtenaire « aux valeurs de gauche et humanistes » a dénoncé une campagne le visant sur les réseaux sociaux. Il a fustigé la publication sur la page Facebook du groupe « Tarnos pour Tous » d'une caricature générée par intelligence artificielle accompagnée d'un texte le présentant comme un jeune prétentieux imbu de sa formation universitaire, manipulé et en totale dérive idéologique.

Des méthodes « indignes » et « dangereuses », calquées sur des codes populistes et qui visent à remplacer le débat d'idées par l'intimidation personnelle, a déploré le benjamin de l'assemblée, regrettant une vision « méprisante et étriquée de la jeunesse ». Mathis Marquez, qui a exigé le retrait immédiat de la publication, est soutenu par la majorité et l'autre groupe d'opposition, Agir pour Tarnos.

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