Subvention au refuge SPA de La Rochelle votée sans hausse du barème
Subvention SPA votée sans hausse du barème

Le conseil communautaire de l'Agglomération de La Rochelle a voté, ce jeudi 21 mai, le renouvellement de la subvention au refuge local de la Société pour la protection des animaux (SPA), sans augmentation du barème par habitant. Pourtant, le refuge accuse un déficit de 172 000 euros en 2025, et les perspectives pour 2026 ne sont guère meilleures.

Un appel au secours entendu

Lors de l'assemblée générale du mois de mars, le président du refuge, M. Leclerc, avait lancé un appel au secours, particulièrement adressé à Olivier Falorni, alors nouveau maire de La Rochelle et pas encore président de la Communauté d'agglomération. Cet appel a été entendu. Lors de la réunion du conseil communautaire à Périgny, le président Falorni a rassuré Maryline Simoné, du groupe d'opposition de gauche La Rochelle Unie : « Il n'est pas question de laisser tomber le refuge SPA. J'y suis très attaché. » Il a salué l'engagement des salariés et des bénévoles en faveur « de nos amis les animaux », qualifiant leur travail de « passion et presque un sacerdoce ».

Une délibération sans hausse

Malgré cette écoute bienveillante, la délibération votée à l'unanimité reconduit la convention liant la collectivité à l'association pour l'accueil et l'hébergement des animaux errants des communes de La Rochelle, Nieul-sur-Mer, L'Houmeau, Saint-Xandre, Esnandes, Marsilly, Lagord et Puilboreau. Le barème reste fixé à 0,77 euro par habitant, comme en juillet 2025 sous la précédente mandature. Antoine Grau, alors maire de Lagord et premier vice-président, s'était engagé à revoir le montant à la hausse pour 2026, mais cela n'a pas été suivi d'effet.

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Une augmentation due à la démographie

Si l'aide à la SPA passe de 89 696 euros à 116 918 euros, cette hausse est uniquement due à l'augmentation du nombre d'habitants, explique Frédéric Milhiet, vice-président à la fourrière animale. Il en va de même pour l'Aspac (Association de secours et de protection des animaux de Châtelaillon-Plage), qui s'occupe des 20 autres communes de l'agglomération dans les mêmes conditions. L'élu précise néanmoins qu'une rencontre a déjà eu lieu avec le président de la SPA, et qu'une autre est prévue pour examiner les améliorations possibles en matière de gestion et de comptabilité.

Des charges en hausse, une réflexion structurelle

Maryline Simoné a souligné l'augmentation des charges, comme les frais de carburant. Olivier Falorni a reconnu qu'il y a des « éléments conjoncturels mais aussi structurels » expliquant les difficultés. Au-delà d'un soutien conjoncturel, comme une hausse potentielle du forfait par habitant, il estime nécessaire de « travailler sur la dimension structurelle pour que les budgets soient tenables » et l'activité pérennisée. Il évoque « une redéfinition des actions, de l'organisation, du financement ». Un travail est engagé en ce sens, associant Tiffany Roy, conseillère municipale déléguée aux animaux, dont la mission est élargie à l'échelle de l'agglomération.

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