Sans volets, une retraitée étouffe dans sa résidence aux Jardins d'Arcadie
Retraitée étouffe sans volets aux Jardins d'Arcadie

À peine franchi le seuil de la résidence des Jardins d'Arcadie, ouverte début 2023, l'image de carte postale sonne comme la promesse d'une retraite dorée. Mais pour Claudine Haag, 83 ans, résidente depuis février 2025, le rêve a pris des allures de huis clos étouffant. Dans son appartement orienté au Nord, ce n'est pas la douceur océane qu'elle respire, mais l'angoisse à l'approche de l'été.

Un retour compliqué sur l'île

Rétaise depuis l'âge de 4 ans, Claudine Haag avait vendu sa maison du Morinand pour se rapprocher d'un de ses fils dans l'Oise. Mais loin de son île, elle est revenue au bout d'un an, sans trouver de solution de location à l'année. D'où le doux rêve d'une retraite confortable à la résidence des Jardins d'Arcadie du Bois-Plage, située à deux cents mètres de la plage des Gollandières.

L'absence de volets, un problème majeur

Après un premier été dans son coquet appartement décoré avec soin, l'octogénaire, qui souffre d'apnée du sommeil nécessitant un appareillage nocturne, pointe son principal grief : l'absence de volets. Certains appartements en disposent, d'autres pas. Un choix architectural. « L'été dernier, c'était l'enfer. Impossible d'ouvrir la fenêtre en grand sans craindre une intrusion nocturne », explique-t-elle, désignant le mur d'enceinte à quelques mètres de ses fenêtres : « N'importe qui peut passer par-dessus en un tour de main. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Son fils Stéphane, qui vit en Suisse, l'épaule dans sa démarche. « La directrice m'a indiqué qu'une mesure provisoire avait été prise l'été dernier pour poser des entrebâilleurs sur les fenêtres, ce que j'ai pu constater. Cette mesure minime ne résiste pas au risque d'intrusion. Je ne comprends pas que la pose des volets n'ait pas été envisagée plus tôt et prise au sérieux comme une mesure d'urgence. »

Des températures insupportables

Jocelyne Bargain, une autre résidente, renchérit : « On a relevé jusqu'à 32 degrés la nuit à l'intérieur. Comment voulez-vous qu'à nos âges, on supporte cela ? » Claudine Haag, qui s'acquitte mensuellement de 1 600 euros pour son T2 de 40 mètres carrés et 100 euros de parking, a végétalisé sa pergola pour faire baisser la température. Son constat sonne comme une mise en garde : « Des locataires se plaignent en coulisses, mais personne ne veut faire de vagues. Seulement voilà, à force de ne pas vouloir faire de vagues, on finit par provoquer un tsunami. »

Des travaux en perspective

Côté direction, la compréhension est de mise. Justine Desvilles, directrice de l'établissement, explique : « La direction générale est à l'écoute et favorable à la pose de volets aux appartements qui en sont dépourvus. Les artisans contactés savent que c'est une attente de la structure. Il nous faut aussi une validation des propriétaires en assemblée extraordinaire qui aura lieu en juin. Il s'agit d'un changement de façade, c'est un process qui passe par une déclaration préalable de travaux, un permis de construire, une autorisation de l'urbanisme… Tant que tout n'est pas finalisé, je ne peux pas donner une date d'exécution des travaux. » Elle précise avoir proposé à la résidente un appartement qui se libérait à l'étage. L'établissement dispose de 99 logements, du studio au T3.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale