On leur avait promis des rendements à deux chiffres lorsqu’ils ont souscrit des contrats d’assurance-vie. Mais la réalité est tout autre. Près de 200 épargnants s’estimant victimes de la société FWU Life Insurance, dont les produits étaient commercialisés via Arca Patrimoine (devenue Predictis), ont déposé une plainte collective pour « tromperie, abus de confiance et escroquerie ».
Des promesses de rendement non tenues
C’est le cas d’un quinquagénaire qui a raconté sa mésaventure au Parisien. L’homme avait souscrit deux contrats après s’être vu promettre un rendement de 11 %. Il a investi près de 36 000 euros au total. Résultat : vingt ans plus tard, il n’a récupéré que 14 000 euros.
Même désillusion pour une cliente qui avait souscrit en 2011 une assurance vie pour préparer sa retraite. « On m’a proposé un rendement d’au moins 20 % », a-t-elle expliqué à France Info. Aujourd’hui, il ne reste que 7 000 euros sur les 12 000 placés.
Des pertes massives pour les épargnants
Comme eux, plusieurs centaines de victimes qui affirment avoir perdu leurs économies via « FWU Life Insurance » se sont rapprochées de l’ADVAV (l’association de victimes des assurances-vie). Selon l’organisation, 150 000 contrats de ce type auraient été signés en France, avec des montants moyens allant de 15 000 à 20 000 euros. « Reste à savoir où est allé cet argent », interroge l’un de ses membres. En outre, 34 000 épargnants n’auraient toujours rien récupéré.
Un montage opaque et risqué
Le montage à l’origine de ces pertes a été analysé par un expert contacté par Le Parisien. Contrairement aux assurances vie classiques, qui combinent des fonds en euros sécurisés et des unités de compte plus risquées, les produits proposés par FWU reposaient quasi exclusivement sur des unités de compte, associées à d’autres fonds non précisés aux souscripteurs. Des placements particulièrement risqués. D’autres irrégularités sont également pointées. À noter enfin qu’Arca Patrimoine avait déjà été condamnée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) pour manquement à son devoir d’information et de conseil envers ses clients.



