Essonne : parents mobilisés pour leur cantine scolaire à Soisy-sur-Seine
Parents mobilisés pour leur cantine à Soisy-sur-Seine

Une mobilisation contre la centralisation des repas

Une trentaine de parents d'élèves du collège de l'Ermitage, à Soisy-sur-Seine (Essonne), se sont réunis mercredi 20 mai 2026 devant l'établissement pour protester contre la décision du conseil départemental de l'Essonne de ne plus faire préparer les repas sur place. Dès la rentrée prochaine, les 490 demi-pensionnaires recevront leurs déjeuners préparés par une cantine centralisée basée à Wissous, à une vingtaine de kilomètres.

Des parents inquiets pour la qualité des repas

Mélodie Rakoto, référente de la FCPE au sein du collège, dénonce un « problème de logique ». Elle souligne que la cantine actuelle est « complètement fonctionnelle » et que tout est préparé le matin pour le midi. Avec la centralisation, les repas seront préparés la veille, conservés au froid, puis acheminés par camions réfrigérés. « Les goûts et les textures risquent d'être altérés. En termes de nutrition, on risque de perdre beaucoup », craint-elle, elle-même mère de deux élèves scolarisés dans l'établissement.

Florent, ancien chef à domicile et père d'une élève de 5e, s'interroge sur le coût écologique du transport : « Pas sûr que ce soit très intelligent de faire venir de la nourriture en camion réfrigéré. » Il ajoute qu'une cuisine centralisée implique des recettes normalisées, ce qui « perd de son charme sur l'artisanat ».

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Le Département se veut rassurant

Jérôme Bérenger, maire de Viry-Chatillon et vice-président du Département en charge des collèges, assure que la qualité sera maintenue. « Nous conservons la même qualité et les mêmes produits. Cette méthode existe déjà dans d'autres collèges et donne satisfaction », déclare-t-il. Il précise que les barquettes utilisées sont en cellulose, conformes aux exigences réglementaires, et non en plastique.

Concernant le personnel, deux des trois employés de la cantine, dont le chef, resteront sur place. La troisième personne s'est vu proposer des postes dans le secteur. « Ce seront toujours des agents du Département qui prépareront les repas », rassure Jérôme Bérenger.

Un problème de méthode

Au-delà du fond, les parents déplorent un manque de concertation. Les associations de parents d'élèves (FCPE et PEEP) affirment n'avoir été informées qu'en conseil d'administration, sans avoir eu leur mot à dire. « On a besoin de s'assurer que les élèves mangent correctement à midi », insiste Mélodie Rakoto.

Un courrier cosigné a été adressé au Département, et une rencontre le 6 mai n'a pas apporté de réponses satisfaisantes. Une pétition a recueilli plus de 500 signatures. Le Département propose aux parents de visiter l'unité centrale de Wissous et de déjeuner dans un collège déjà livré pour les rassurer.

À terme, la cuisine de Wissous devrait livrer une douzaine d'établissements. L'Essonne compte actuellement sept unités centrales de préparation.

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