Nintendo paie 3,5 millions d'euros pour clore un litige sur les manettes Switch en France
Nintendo paie 3,5 M€ pour clore un litige sur les manettes Switch

Nintendo a accepté de verser 3,5 millions d'euros pour mettre fin à une procédure judiciaire en France concernant des défauts sur les manettes Joy-Con de la Switch. Cette somme permettra de clore le litige sans reconnaissance de responsabilité de la part du géant japonais du jeu vidéo.

Un accord à l'amiable

L'accord a été conclu avec l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui avait engagé une action en justice en 2020. Les plaignants dénonçaient un problème de dérive des sticks analogiques des Joy-Con, un défaut bien connu des utilisateurs de la console hybride de Nintendo. Selon les termes de l'accord, Nintendo versera 3,5 millions d'euros, dont une partie sera destinée à indemniser les consommateurs concernés, et le reste servira à financer des actions de l'association.

Un problème récurrent

Le défaut de dérive des sticks, appelé « Joy-Con drift », a fait l'objet de nombreuses plaintes dans le monde entier. Les joueurs se plaignent que les sticks analogiques des manettes enregistrent des mouvements alors qu'ils ne sont pas touchés, ce qui peut rendre certains jeux injouables. Nintendo avait déjà été contraint de proposer des réparations gratuites dans plusieurs pays, dont les États-Unis et l'Europe. En France, l'UFC-Que Choisir estimait que le problème affectait des centaines de milliers de consommateurs.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un précédent aux États-Unis

Ce n'est pas la première fois que Nintendo doit faire face à des poursuites judiciaires liées à ce défaut. Aux États-Unis, une action collective avait été lancée en 2019, et Nintendo avait accepté de régler le litige à l'amiable en 2021, sans toutefois divulguer le montant de l'accord. La décision française s'inscrit donc dans une série de règlements à l'échelle internationale.

Les réactions

L'UFC-Que Choisir s'est félicitée de cet accord, estimant qu'il permettait de reconnaître le préjudice subi par les consommateurs. De son côté, Nintendo a indiqué qu'il s'agissait d'une décision pragmatique pour éviter une procédure longue et coûteuse, tout en réaffirmant que la qualité de ses produits reste une priorité. Les consommateurs éligibles à une indemnisation devront se manifester auprès de l'association dans un délai déterminé.

Cet accord met fin à une procédure qui aurait pu avoir des conséquences financières importantes pour Nintendo, mais il ne résout pas définitivement le problème technique. Les joueurs espèrent que les futures manettes de la Switch 2, dont la sortie est attendue, ne présenteront pas les mêmes défauts.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale