Depuis fin avril, Marvin Calvaire et Paul Lanusse, deux jeunes de 24 ans, ont lancé Le Briefing, un cycle de conférences informelles qui se déroule chaque mercredi au Journey, un bar du IIe arrondissement de Paris. Pour 10 euros la place, les participants peuvent écouter et échanger avec un expert pendant une heure, autour d'un verre.
Un concept inspiré des modèles anglo-saxons
Le projet est né d'une idée simple : permettre d'apprendre d'une autre manière à Paris, surtout pour les jeunes. « On sait que tout se fait en ligne avec des informations qui ne sont pas toujours complètes. On voulait créer ce nouveau système où les gens peuvent se rencontrer et approfondir des thématiques au-delà d'une vidéo YouTube ou de ce qu'on peut avoir l'habitude de voir sur les réseaux, un peu comme un média off-line », explique Marvin, spécialisé en technologie financière dans un cabinet de conseil.
Les deux jeunes gens se sont rencontrés sur les bancs de l'université de Warwick, en Angleterre. Ils ont souhaité importer un concept qui cartonne aux États-Unis et à Londres. « On avait déjà monté ce genre de projet pendant nos études. Nous, on a voulu proposer un modèle un petit peu plus haut de gamme à Paris », précise Marvin.
Un public déjà conquis
Le concept, porté par une promotion sur les réseaux sociaux, semble avoir trouvé son public : les 50 places disponibles, à 10 euros par personne, ont déjà été vendues pour les deux prochains briefings. Plusieurs experts, qui ne sont pas payés pour intervenir, ont également contacté les organisateurs via le formulaire disponible sur leur site.
« C'est l'opportunité de parler à un public plutôt jeune. On essaie de varier les thèmes, nous sommes ouverts à toute proposition. Nous avons déjà été contactés par une avocate pénaliste, et nous discutons avec Gaspard Gantzer pour parler des coulisses d'une campagne présidentielle », confie Marvin.
Un modèle qui peut s'exporter
Les organisateurs ambitionnent de développer le concept dans d'autres villes. « On compte tenir ce rythme jusqu'à cet été et voir comment on peut s'étendre dans d'autres villes de France, parce qu'on a beaucoup de demandes. Il y a de la demande dans d'autres villes d'Europe, notamment à Bruxelles. C'est un modèle qui peut s'exporter », explique Marvin.
Ils espèrent aussi pouvoir développer des formules avec une consommation incluse dans le tarif et une version podcast. « Le projet est super stimulant, on voit qu'il y a de la demande, de l'intérêt, que ça plaît aux gens... On fait beaucoup de recherche sur les sujets abordés, on parle avec les intervenants... Ça prend du temps, mais c'est top », conclut-il.



