Le camping Huttopia situé dans la forêt de Janas à La Seyne-sur-Mer ne verra pas la réalisation de l'aire de jeux d'eau initialement prévue dans le cadre de la délégation de service public (DSP) attribuée en 2018. La Ville de La Seyne a accepté de renoncer à cet équipement, face aux investissements bien plus élevés que prévu engagés par le délégataire pour remettre aux normes la piscine existante.
Un diagnostic technique insuffisant à l'origine des surcoûts
Lors de l'attribution de la DSP, Huttopia avait prévu un investissement total de 100 000 euros, dont 50 000 euros pour la mise à niveau de la piscine et 50 000 euros pour la création d'une aire de jeux d'eau. Cependant, l'adjoint au maire Henri Gabriele a expliqué en conseil municipal qu'aucun diagnostic technique approfondi de la piscine n'avait été réalisé avant la signature du contrat. « Rien ne permettait d'identifier l'ampleur des désordres affectant l'équipement », a-t-il déclaré, citant des défauts d'étanchéité du bassin, la vétusté des équipements de filtration, l'insuffisance du système de traitement de l'eau, des non-conformités réglementaires et la nécessité de garantir la sécurité des usagers.
Des travaux trois fois plus coûteux que prévu
Pour remédier à ces problèmes, Huttopia a dû engager des travaux d'un montant de 170 000 euros en 2020, puis 80 000 euros supplémentaires en 2023. À cela se sont ajoutées des améliorations comme l'extension de la terrasse et l'installation d'une nouvelle pompe à chaleur. Au total, l'exploitant a investi près de trois fois le montant initialement prévu pour la piscine, soit environ 250 000 euros, sans demander de compensation financière à la Ville. « L'exploitant a investi près de trois fois le montant initialement prévu, sans pour autant solliciter une compensation financière auprès de la Ville », a souligné Henri Gabriele.
Une renonciation justifiée par l'attractivité et l'environnement
Face à cette situation, la collectivité a accepté de renoncer à la création de l'aire de jeux d'eau, estimant que son absence n'a pas nui à l'attractivité du site ni à la qualité du service rendu aux usagers. De plus, Henri Gabriele a ajouté que « dans un contexte marqué par les épisodes récurrents de sécheresse et par la nécessité de préserver durablement la ressource en eau, la création d'un nouvel équipement à forte consommation d'eau apparaît moins pertinente que la modernisation et l'optimisation d'un équipement existant ». Ainsi, la priorité a été donnée à la remise aux normes de la piscine existante plutôt qu'à la création d'un nouvel équipement aquatique.



