Hendaye : le maire fustige la réglementation sur les meublés de tourisme
Hendaye : le maire critique la réglementation sur les meublés

« Sud Ouest » a posé trois questions à Kotte Ecenarro, maire socialiste d’Hendaye, à propos de la réglementation sur les meublés de tourisme, mise en œuvre par la Communauté d’agglomération Pays basque en 2023.

Un diagnostic biaisé

Interrogé sur son regard concernant cette réglementation, le maire d’Hendaye n’a pas mâché ses mots : « C’est une mauvaise réponse à un vrai problème, ébauchée à partir d’un diagnostic biaisé. » Il pointe du doigt les chiffres avancés en 2022, selon lesquels le nombre de meublés de tourisme aurait augmenté de 130 %. « C’est la première erreur, explique-t-il. C’est parce que l’on a insisté pour faire enregistrer les meublés de tourisme qui n’étaient pas déclarés que les chiffres ont bondi. »

Deuxième erreur selon lui : les logements vacants susceptibles d’être transformés en résidences principales. « On nous a dit qu’il y en avait 14 000 au Pays basque. On apprend aujourd’hui que ce chiffre n’est pas bon. Il n’y en aurait environ que 4 000 réellement vacants. »

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Impact négatif sur Hendaye

Le maire détaille les conséquences de cette réglementation pour sa ville. « La ville a perdu 700 meublés qui ne sont pas compensés par d’autres hébergements. Or, le tourisme représente 25 % du chiffre d’affaires de nos commerçants. Ils témoignent tous d’une chute de leur activité et s’inquiètent pour l’avenir. »

Pour la collectivité, le manque à gagner sur les taxes de séjour est estimé à plus de 200 000 euros par an. « À cela s’ajoute la fraude au changement d’usage liée aux résidences secondaires faussement déclarées en résidence principale. La perte annuelle des recettes fiscales issues de la majoration de la taxe d’habitation s’élève à près de 400 000 euros. »

Des solutions pour assouplir la réglementation

Kotte Ecenarro préconise plusieurs pistes pour améliorer la situation. « Commençons par réaliser un état des lieux fiable. Il ne s’agit pas de supprimer la réglementation, dont l’intention est vertueuse, mais de l’assouplir afin qu’elle ne soit pas contre-productive. »

Parmi les mesures proposées : « intégrer les logements saisonniers dans les logements dits mixtes, au même titre que les logements étudiants. Nous pourrions aussi prendre des mesures pour sécuriser les bailleurs et les inciter à louer à l’année. Enfin, il est indispensable que l’État se donne les moyens de mieux lutter contre la fraude au changement d’usage. »

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