Hausse du prix du carburant : le casse-tête des clubs amateurs en phases finales
Alors que les phases finales du championnat d'Occitanie battent leur plein, les clubs amateurs doivent composer avec une hausse significative du prix du carburant. Pour le Pic Saint-Loup et d'autres formations, la gestion des déplacements devient un véritable défi logistique et financier.
Un budget essence qui explose
Fabrice Delrieu, président de Saint-Gély Pic Saint-Loup, voit ses équipes briller : première vice-championne d'Occitanie, réserve sacrée, juniors qualifiés. Mais ce succès est terni par le coût des transports. « Les déplacements représentent 75 % de notre budget, c'est astronomique », confie-t-il. Chaque lundi, il faut arbitrer entre bus ou minibus, et chercher des regroupements d'équipes pour mutualiser les frais.
Le rugby, reflet de la société
Au-delà de l'aspect financier, le dirigeant souligne l'impact sociétal : « Le rugby se fait le reflet de ce qu'il se passe dans le monde. Nous devons aussi prendre en charge nos supporters avec des bus, sans jamais rentrer dans nos frais. » Malgré tout, la passion l'emporte : l'objectif reste de mettre les joueurs dans les meilleures conditions.
Repenser l'organisation des phases finales
Pour limiter les kilomètres, Fabrice Delrieu propose une réflexion avec la Fédération : « Coupler les équipes sur un même terrain, c'est attractif pour le public et générateur de revenus. Limiter les déplacements doit devenir une priorité. »
Une préparation chamboulée
Jimmy Goldfarb, coach de la réserve de Jacou, a expérimenté le regroupement de deux matches sur un même week-end. Si l'initiative a été bénéfique pour l'émulation, elle a perturbé la préparation : « Les joueurs de Fédérale 3 ont dû jouer après la Régionale 3, ce qui a modifié leur routine mentale. Certains ont eu du mal à se reconcentrer. » Un exemple qui illustre la nécessité d'une coordination entre tous les acteurs.
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