Grève chez SFR : les salariés dénoncent un démantèlement organisé
Grève chez SFR : démantèlement organisé selon les salariés

Les salariés des boutiques SFR sont appelés à la grève ce samedi 2 mai 2025, pour dénoncer ce qu'ils qualifient de « démantèlement minutieusement organisé au profit de nos concurrents ». Ce mouvement social, initié par plusieurs syndicats, vise à protester contre la stratégie de l'opérateur télécoms, filiale d'Altice France, qui prévoit la fermeture de nombreuses boutiques et la suppression de centaines de postes.

Une situation alarmante selon les syndicats

Les représentants du personnel dénoncent une « casse sociale » sans précédent. Selon eux, la direction de SFR aurait planifié un démantèlement progressif du réseau de boutiques, au profit des concurrents comme Orange, Bouygues Telecom ou Free. « On assiste à un désengagement total de SFR sur le terrain, avec des fermetures en cascade et des transferts d'activité vers des revendeurs tiers », explique un délégué syndical.

Des conséquences directes pour les employés

Les salariés redoutent des milliers de suppressions de postes dans les mois à venir. « Nous sommes sacrifiés sur l'autel de la rentabilité », témoigne une vendeuse en boutique parisienne. Les syndicats réclament un moratoire sur les fermetures et l'ouverture de négociations sur un plan social.

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La direction de SFR se défend

De son côté, la direction de SFR justifie ces mesures par la nécessité de s'adapter à un marché en pleine mutation, marqué par la baisse des ventes en magasin et l'essor du numérique. « Nous devons rationaliser notre réseau pour garantir la pérennité de l'entreprise », affirme un porte-parole. Cependant, les syndicats estiment que cette stratégie est un « cadeau fait à la concurrence ».

Un appel à la mobilisation

La grève de ce samedi devrait toucher la majorité des boutiques SFR en France. Les syndicats appellent à une forte mobilisation pour faire entendre leurs revendications. « Nous ne laisserons pas démanteler notre outil de travail sans réagir », conclut le délégué syndical.

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