Les festivals des Hérault du cinéma et de la scène flottante, emblématiques de la municipalité d'Ettore, sont au programme de l'été 2026, car tout avait été signé avant les élections. Cependant, des interrogations subsistent quant à leur avenir.
Une situation héritée de l'ancienne municipalité
Le programme des animations de ce mois de mai et des semaines à venir ressemble à celui des années précédentes, car tout a été calé en amont par l'ancienne municipalité. La nouvelle équipe, fraîchement élue, devra s'en accommoder dans un premier temps.
La culture, sujet sensible dans les villes RN
Dans les villes conquises par le Rassemblement national, la culture reste un sujet sensible. À Carcassonne et Vauvert, des coupes budgétaires ont déjà été opérées dans plusieurs festivals. À Agde, première station balnéaire de France, des interrogations émergent autour de deux rendez-vous phares : le festival des Hérault du cinéma et la scène flottante sur l'Hérault.
Contacté ce lundi 4 mai, le maire Aurélien Lopez Liguori a tenu à couper court aux rumeurs. « Agde est une ville culturelle et on a une belle offre », estime-t-il, tout en prévenant : « il n'est pas question de supprimer (des événements), mais bien, en tout cas dans un premier temps, de réduire la voilure et surtout de mettre un terme à certaines “habitudes” que je ne veux pas cautionner. »
2 millions d'euros à économiser
« D'ici cet été, nous devons faire 2 millions d'euros d'économies dans le budget de la commune », annonce le maire. La Ville vient d'apprendre que l'amende pour carence en logements sociaux passera de 700 000 à 1,4 million d'euros annuels, en plus d'une baisse de rentrées fiscales de 1,3 million d'euros.
Réduction des Hérault du cinéma
Le festival des Hérault du cinéma sera ramené d'une semaine à trois jours, du vendredi 19 au dimanche 21 juin. Patrick Jorge reste aux commandes de ce rendez-vous gratuit au Palais des congrès du Cap d'Agde. Le prestataire souhaite poursuivre sa mission sous une autre forme.
« À nous de voir comment nous allons remonter cet événement, mais organiser un festival “low cost”, c'est une vision datée du cinéma », confie le maire, qui va rationaliser les dépenses de bouche et de réception. « L'accès gratuit à la culture, il faut le maintenir », insiste-t-il.
Scène flottante : de quatre à trois concerts
La décision de conserver les concerts sur la scène flottante a été validée, mais on passera de quatre à trois concerts cet été, avec une programmation encore inconnue. « Une saison de scène flottante, soit quatre soirées, représente un budget d'environ 500 000 €, dont 300 000 € pour les cachets des artistes », détaille le maire, qui pointe des économies possibles : « je pense aux 30 000 € de frais de boissons que nous avons relevés. Ça, clairement, ça n'est plus possible. »
En mairie, on réfléchit à « muscler » les festivals avec d'autres manifestations parallèles. « Nous ne sommes pas là pour sabrer la culture, mais pour impulser une vraie stratégie, avec des comptes irréprochables », conclut Aurélien Lopez Liguori.



