Fermeture de la droguerie Chabaud à Mont-de-Marsan après 46 ans
Fermeture droguerie Chabaud Mont-de-Marsan après 46 ans

Véritable institution dans le paysage commercial de Mont-de-Marsan, la droguerie Chabaud a ouvert ses portes en 1980. D'abord gérée par Pierre Chabaud puis par son fils Philippe, elle va fermer définitivement fin juin 2026. « Quand je balaierai, je penserai à vous », lance une cliente au moment d'acheter une pelle à main. « Bien, alors c'est cadeau », répond Philippe Chabaud.

Un commerce de proximité apprécié

Ce jour de mai 2026, le commerçant affiche un style formel et décontracté, une chemise bleue non boutonnée au cou, en partie recouverte par une veste bleu marine. « Dans mon magasin, j'ai toujours privilégié la qualité et le conseil », souligne-t-il. Situé place Joseph-Pancaut, le magasin est sur le point de baisser le rideau. « La fermeture définitive est prévue entre la fin mai et la fin juin. Je suis un peu triste mais il faut se faire une raison, je devais déjà arrêter l'an dernier. »

Des témoignages de sympathie

Philippe Chabaud a annoncé cette fermeture sur les réseaux sociaux. Les messages de sympathie sont nombreux : « Bonne retraite, on trouvait tout dans votre magasin, il me rappelait la quincaillerie de M. Benquet, à Tartas, ainsi que le magasin des frères Bousquet à Dax » ; « Bonne retraite, un magasin où l'on trouvait tout et surtout toujours bien accueilli » ; « Bonne retraite. Merci pour les conseils. De l'aiguille à brider, à la peinture à la chaux, en passant par ce petit couteau magique qui vous coupe aussi le doigt… La caverne d'Ali Baba ! »

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L'histoire d'un commerce familial

À quelques semaines d'ouvrir un nouveau chapitre dans sa vie, Philippe Chabaud retrace les origines de la droguerie créée en 1980. La naissance de ce commerce familial se confond avec le parcours de Pierre et Claudine Chabaud, ses parents : « Ma mère avait ouvert une première droguerie en haut de la place Joseph-Pancaut. Mon papa, lui, avait une entreprise de peinture, qui a compté jusqu'à une vingtaine de salariés. En 1978, il a acheté un immeuble place Joseph-Pancaut, où le stock de l'ancienne droguerie a été transféré », narre Philippe Chabaud. Dans le bâtiment, détruit puis reconstruit à neuf, les clients trouvent, sur deux niveaux : peinture, outillage, découpes de verres, bois, revêtement de sol. Le commerce familial se porte plutôt bien – « Dès l'ouverture, il y avait déjà dix ou quinze clients » – jusqu'à l'arrivée des enseignes de bricolage, des centres commerciaux en périphérie et d'Internet.

Adaptation et diversification

Pour assurer la pérennité du commerce, il faut s'adapter. Philippe Chabaud fait alors le pari de proposer des ustensiles de cuisine… Et ça marche. « Je me souviendrai toujours des mots de mon père : "Des poêles, c'est n'importe quoi." Pourtant, d'entrée, ça a fonctionné. Petit à petit, j'ai retiré la peinture et regroupé toute la marchandise au rez-de-chaussée. J'ai aussi été contraint de diminuer le nombre de salariés, afin de réduire les charges. »

Une nouvelle vie après la retraite

Après plus de quarante ans passés dans ce magasin familial, Philippe Chabaud a donc décidé de tourner la page. « Comme tous les retraités, il va falloir s'occuper. Je vais pouvoir aller plus souvent à la pêche. Je vais aussi aider ma fille, Pauline, dans le développement de son entreprise. » Quant au devenir du bâtiment de 1 200 mètres carrés, « il est pour le moment toujours en vente », conclut Philippe Chabaud.

Liquidation du stock

Depuis le mardi 5 mai, les affiches collées sur les vitrines du magasin annoncent que tout le stock est à moins 40 %. « En raison du succès de la liquidation du stock, le magasin est uniquement ouvert le matin de 9 h 30 à 12 heures, du mardi au samedi, et ce jusqu'à la fermeture définitive », précise Philippe Chabaud.

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