Les enterrements de vie de jeune fille (EVJF) sont devenus un véritable phénomène de société, mais aussi un gouffre financier pour certaines participantes. Témoignages à l'appui, des femmes racontent avoir dépensé jusqu'à 1 500 euros pour un seul week-end, entre activités extravagantes, hébergement de luxe et repas gastronomiques.
Une inflation qui interroge
« Des EVJF d'enfer, j'en ai pour 1 500 euros. Jamais je ne dépense autant pour un week-end », confie Camille, 32 ans, qui a participé à plusieurs enterrements de vie de jeune fille ces dernières années. Ce montant inclut souvent le transport, l'hébergement, les activités (cours de cuisine, spa, soirée à thème) et les cadeaux pour la future mariée. Une inflation qui n'est pas sans conséquence sur le budget des participantes, parfois mises en difficulté financière.
Des activités toujours plus sophistiquées
Les organisatrices rivalisent d'ingéniosité pour proposer des expériences uniques : locations de maisons avec piscine, cours de pole dance, dégustations de champagne, ou encore voyages surprise à l'étranger. « Il y a une pression sociale énorme pour que tout soit parfait », explique Sarah, 28 ans. « On veut que la future mariée se souvienne de ce week-end toute sa vie, mais on oublie parfois que tout le monde n'a pas les mêmes moyens. »
Un business lucratif
Face à cette demande, de nombreuses entreprises se sont spécialisées dans l'organisation d'EVJF. Des agences proposent des forfaits clé en main, allant de 200 à plus de 1 000 euros par personne. « Nous avons constaté une augmentation de 30% des demandes pour des prestations haut de gamme », indique une organisatrice professionnelle. « Les clientes veulent du sur-mesure, et sont prêtes à payer pour cela. »
Des alternatives économiques
Pour celles qui ne peuvent ou ne veulent pas dépenser autant, des alternatives existent. Certaines optent pour des week-ends plus simples, avec des activités gratuites comme des randonnées ou des pique-niques. D'autres préfèrent organiser elles-mêmes l'événement, en mutualisant les coûts. « L'important, c'est de passer un bon moment entre amies, pas de se ruiner », conclut Julie, 35 ans. Une leçon que beaucoup semblent redécouvrir.



