Les dons des particuliers aux associations et fondations faisant appel à la générosité publique ont progressé de 3,6 % en 2025. Cela marque « un véritable rebond » et ce malgré l'inflation, a annoncé mardi leur syndicat professionnel, France Générosités.
Une hausse notable dans un contexte difficile
France Générosités rassemble plus de 160 organisations d'intérêt général (ATD Quart Monde, Fondation de France, Action contre la Faim, Croix-Rouge, Médecins du Monde, Greenpeace, Institut Curie, etc.). Son baromètre annuel se base sur les données de collecte de 55 associations et fondations, représentant plus de 1,2 milliard d'euros en 2025.
Le syndicat soutient que, « après deux années timides, l'augmentation des dons de 3,6 % enregistrée en 2025 marque un véritable rebond ». Cette hausse, dans un contexte d'inflation (+ 0,9 %), est même la plus « notable depuis 2021 » et « intervient alors que le secteur associatif fait face à une pression financière croissante et que les perspectives pour 2026 appellent à la vigilance », ajoute France Générosités.
Cette reprise « est d'autant plus remarquable qu'elle intervient sans pic de collecte liée à une grande urgence médiatisée », comme cela avait été le cas en 2024 avec le cyclone Chido à Mayotte, souligne encore le communiqué.
Des tendances contrastées selon les études
Cette annonce contredit toutefois le Baromètre de la solidarité 2026 de la Fondation Apprentis d'Auteuil. Publié début mai, celui-ci affirme au contraire que seuls 47 % des Français ont déclaré avoir fait un don financier à une association ou à une fondation en 2025, soit le niveau le plus bas enregistré depuis 2019. Le montant moyen des dons recule également : 336 euros en moyenne, soit 28 euros de moins que l'année dernière, selon Apprentis d'Auteuil, qui évoque « une tendance préoccupante ».
Évolution des modes de don
Autre enseignement selon le syndicat : « les dons inférieurs à 150 euros ont connu une nouvelle baisse en 2025 » et ils ne représentent plus que 38,6 % de la collecte, alors qu'ils étaient majoritaires il y a dix ans (50,4 % en 2015).
Par ailleurs, souligne le syndicat, les dons en ligne (au moment d'un achat, l'arrondi en caisse au profit d'une cause, les événements caritatifs de type Zevent, en mémoire d'un proche, etc.) deviennent chose courante : « 36 % du montant des dons ponctuels proviennent désormais du web ».
Un rebond fragile
Ce rebond des dons reste néanmoins « fragile » car « l'inflation repart [+ 2,2 % en avril] et 2026 s'annonce incertain », prévient Philippe Pailliart, le président de France Générosités, cité dans le communiqué.



