Charte de bon sens pour coordonner travaux des réseaux et collectivités
Charte de bon sens pour coordonner travaux réseaux

Un élu s'indigne du manque de coordination

Le maire de Nérac, Nicolas Lacombe, est le premier surpris du nombre de réactions suscitées par son billet d'humeur posté dimanche 10 mai sur Facebook. Dans celui-ci, il dénonce l'absence de coordination entre les gestionnaires de réseaux (électricité, gaz, eau, téléphone) et les collectivités lors des travaux sur la chaussée, parfois récemment refaite ou en très bon état.

Qu'il s'agisse d'élus ou d'administrés, la publication a fait mouche, preuve que le hiatus soulevé mérite d'être débattu, à l'heure où les finances publiques des collectivités sont scrutées au centime près.

Des réunions de concertation insuffisantes

« Des réunions de concertation existent bel et bien, et certains chantiers peuvent être anticipés et inscrits dans un calendrier commun. Le problème est quand les élus sont mis devant le fait accompli… », explique Nicolas Lacombe. Il cite un exemple concret dans sa commune : une mise aux normes des compteurs de gaz nécessitant une tranchée longitudinale et 44 tranchées transversales sur l'avenue Maurice-Rontin et la cote de Mézin.

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« Bien évidemment, il n'est pas proposé de refaire la chaussée dans son intégralité alors qu'elle est en parfait état. J'ai donc refusé ces travaux. Je précise que le Département a rénové cette chaussée pour un montant de 190 000 euros en 2019 et qu'alors GRDF avait été consulté », peste l'édile, par ailleurs vice-président du Conseil départemental.

Une charte de bon sens pour économiser l'argent public

Développant son propos au gré de deux autres cas d'école, Nicolas Lacombe plaide aujourd'hui pour une « charte de bon sens » entre les gestionnaires de réseaux et toutes les collectivités. Il envisage de porter cette question face aux élus départementaux, ou encore à l'assemblée des maires du Lot-et-Garonne.

« Je pense qu'il est temps de négocier. Soit programmer l'intervention sur les réseaux lors de la rénovation de la voirie, soit que les gestionnaires rénovent eux-mêmes la chaussée de bordure à bordure, pas uniquement en rebouchant la tranchée, à l'issue de leur chantier », propose-t-il.

Plaidant aussi pour une coordination des programmes d'actions des gestionnaires « entre eux », le maire de Nérac souhaite impulser une autre manière de travailler. « Nous ne sommes plus un pays riche qui peut se permettre de saccager des voiries en parfait état, en se disant que les collectivités se débrouilleront bien pour les remettre à neuf », conclut-il.

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