Depuis le 15 mai, l'interdiction de vendre des produits alimentaires à base de CBD, en application du règlement européen sur les "Novel food", bouleverse le commerce de nombreuses boutiques spécialisées. Cécile Mavel, responsable du magasin Vap concept à Bagnols-sur-Cèze, exprime son incompréhension face à cette mesure qui l'oblige à retirer de ses rayons des tisanes, biscuits, huiles et sprays au chanvre.
Un marché qui se réduit pour les boutiques spécialisées
"Jusqu'ici, je vendais des tisanes, des sprays, des huiles essentielles, mais pas de bonbons car avant cela se vendait mal", explique Cécile Mavel, qui s'est tournée vers le CBD depuis quelques années. "J'ai du stock, cette interdiction est arrivée très soudainement. J'ai enlevé les produits en question de mon magasin dès l'annonce le 15 mai."
La commerçante bagnolaise estime que cette interdiction vise à favoriser les pharmacies. "C'est fait pour que les pharmacies récupèrent le marché. Mais il y a de la place pour tout le monde ! On ne nous laisse que le CBD à fumer car ça, les pharmacies ne peuvent pas le vendre..."
Des clients âgés et vulnérables concernés
Parmi sa clientèle, Cécile Mavel compte "des personnes âgées qui calment leurs douleurs avec du CBD, des personnes insomniaques, stressées, avec des problèmes nerveux… Que vont-elles faire ?"
Contactés, d'autres revendeurs de produits à base de CBD dans le Gard rhodanien n'ont pas souhaité s'exprimer.



