Carré Mer menacé : les frères Pourcel pourront-ils ouvrir leur plage cet été ?
Carré Mer menacé : les frères Pourcel pourront-ils ouvrir ?

Carré Mer, la plage emblématique du littoral montpelliérain, pourrait ne pas rouvrir ses portes cet été. Alors qu'en temps normal, les gérants devraient être fin prêts à lancer la saison, l'incertitude plane toujours. En 2025, la paillote avait ouvert le 9 mai. Cette année, rien n'est prêt.

Un imbroglio administratif

Présents depuis 18 ans sur le sable de Villeneuve-lès-Maguelone, la seule plage du territoire métropolitain, les frères Pourcel se retrouvent au cœur d'une situation complexe. Leur associé, Olivier Château, explique l'origine du retard : « La concession aurait dû être renouvelée l'année dernière. Mais la Métropole, qui n'avait pas adressé un rapport demandé par la Cour des comptes, nous a accordé un an supplémentaire. Au lieu de lancer le nouvel appel d'offres au printemps dernier, ils ont attendu le mois de décembre. »

Ce délai incompréhensible pour l'homme d'affaires, qui ajoute : « L'ancienne mairie a tout fait pour le retarder ! » Résultat : entre les pièces manquantes et un oral à passer – une première en 18 ans – les exploitants ont finalement reçu une réponse favorable la semaine dernière. Le courrier indique que la plage pourra ouvrir en juin… mais la Métropole doit délibérer auparavant.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une délibération attendue

La question ne figure pourtant pas à l'ordre du jour du conseil métropolitain qui se réunit ce mardi 27 avril, et aucune date n'est prévue en mai. Les élus de la commune, Olivier Noguès et Virginie Martos-Ferrara, reconnaissent qu'ils n'ont pas « la main sur le sujet ». « Tant que la délibération n'est pas passée en conseil de métropole, le contrôle de légalité ne peut pas se faire et les concessionnaires ne peuvent pas commencer à monter la plage. »

L'élu présume que la deuxième candidature à l'appel d'offres a freiné la démarche, car il a fallu faire « une vraie analyse ». Le duo déplore également la situation et espère que la métropole convoque « un conseil extraordinaire au plus tôt ». « Carré Mer est très connu dans la région, les clients font marcher le parking du Prevot. »

Un délai d'exploitation réduit

Un délai trop court pour embaucher la quarantaine de personnes nécessaires pour faire tourner la plage. Sans parler du montage en pleine saison estivale. « Vous imaginez les grues au milieu des touristes », s'interroge Olivier Château. « Le montage et le démontage de la structure reviennent à 200 000 euros. Tout ça pour une saison réduite à deux mois ? » Est-ce bien raisonnable, qui plus est dans un contexte d'incertitude économique ?

Au final, Olivier Château déplore « le manque de communication ». « Si on ne veut plus de plages privées à cet endroit, qu'on nous le dise clairement. » Sollicitée, la Métropole n'a pas répondu à nos questions.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale