Le gouvernement durcit le ton face à la flambée des carburants
Alors que les prix à la pompe atteignent des sommets historiques, le gouvernement a annoncé ce vendredi une série de mesures destinées à soulager le porte-monnaie des Français. Parmi elles, le doublement du plafond de la prime carburant versée par les employeurs et un renforcement du soutien aux "gros rouleurs", ces travailleurs contraints d'utiliser leur véhicule pour se rendre sur leur lieu d'emploi.
Doublement du plafond de la prime carburant employeur
Concrètement, le plafond de la prime carburant, qui était jusqu'à présent fixé à 200 euros par an et par salarié, est porté à 400 euros. Cette prime, défiscalisée et exonérée de cotisations sociales, pourra être versée par les employeurs qui le souhaitent à leurs salariés utilisant leur voiture pour leurs déplacements professionnels ou pour se rendre au travail. Le dispositif, qui devait initialement prendre fin le 31 mars, est prolongé jusqu'au 31 décembre 2023.
Soutien renforcé aux gros rouleurs
Par ailleurs, le gouvernement a décidé d'augmenter le montant de l'indemnité kilométrique pour les salariés qui parcourent plus de 20 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle. Cette indemnité, qui permet de déduire les frais réels de carburant des impôts, passera de 0,40 euro à 0,50 euro par kilomètre. Une mesure qui devrait concerner environ 2 millions de personnes, selon les estimations du ministère de l'Économie.
Un coût pour les finances publiques
Ces annonces, qui s'ajoutent à la remise de 15 centimes par litre déjà en vigueur, représentent un effort budgétaire supplémentaire de l'ordre de 1,5 milliard d'euros pour l'État. Le gouvernement espère ainsi répondre à l'urgence sociale tout en évitant une flambée des prix trop brutale pour les ménages les plus modestes. Toutefois, certaines associations de consommateurs jugent ces mesures insuffisantes et réclament une baisse plus significative des taxes sur les carburants.
Réactions et perspectives
Du côté des syndicats, si l'on salue l'effort consenti, on regrette que ces mesures ne soient que temporaires et qu'elles ne s'attaquent pas à la racine du problème, à savoir la dépendance aux énergies fossiles. Le gouvernement, de son côté, assure travailler à des solutions de long terme, notamment via le développement des véhicules électriques et des aides à la rénovation énergétique des logements. En attendant, les Français devront composer avec des prix qui devraient rester élevés dans les mois à venir.



