Il y a peu de franchises de restauration dans la Cité impériale, plusieurs ont connu des échecs retentissants, et les rares adresses de burgers misent sur les produits locaux, avec des viandes premium et des frites fraîches. McDonald's à Biarritz ? Jamais de la vie ! Au début des années 2010, le roi du Big Mac tente de s'installer dans la station balnéaire, du côté de l'aéroport du BAB. Refus de la municipalité, le maire de l'époque Didier Borotra n'accepte aucune implantation de fast-food sur le sol communal et argue que le projet présente une atteinte à l'intérêt général, notamment en matière de circulation, déjà bien encombrée sur ce fameux rond-point du Mousse, où trône aujourd'hui, à la place, l'hypermarché Grand frais.
Les franchises de restauration n'ont jamais connu le succès à Biarritz : des chaînes, venues de Bordeaux, comme Pitaya, avenue du Maréchal-Foch, Santosha, avenue de Verdun, et Ragazzi da Peppone, rue Victor-Hugo, ont rapidement fermé leurs portes faute de rentabilité. Il y a bien un You Sushi, à Kleber, mais c'est à peu près tout…
Des burgers gourmets et locaux
Des adresses de burgers, on en trouve à Biarritz, comme dans toute station balnéaire mondialisée qui se respecte, mais ici, au pied des vagues, les snacks sont plutôt des indépendants. Le premier à s'installer fut Bonheur, près des halles, aujourd'hui N°30, puis le Comptoir à burger, ouvert par un couple de Niçois en 2014. Depuis, des adresses de smash burger artisanaux comme Nelly's, Smashé ou Tangor se sont implantées. Mais le CAB, « burgers gourmets et chips maison », rue Gambetta, reste la référence biarrote.
L'artisan Frédéric Colombini, qui avait deux boulangeries aux halles et rue Gambetta, a racheté l'affaire, avec son associé Marcel Jouve-Carrière, en 2019. « On a repris les mêmes codes, dit-il, on prépare tout devant le client, on sert à table. Nous privilégions les produits locaux, issus du Pays basque comme la ferme des Acacias à Urt pour notre charcuterie. Nos fromages ainsi que notre piment d'Espelette sont sélectionnés quotidiennement. Le pain est façonné tous les jours par le boulanger voisin, et la viande, française, est 100 % pur bœuf, même si on a dû changer de fournisseur. Trouver un grossiste local est de plus en plus compliqué. »



